15.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (3)
(Suite... mais pas fin, puisque retouches cicatricielles prévues)
Première minute mémorable : enfiler le panty en plaçant les couture selon le mode d'emploi et sans trop bouger les jambes, vu que et d'une, on peut pas, et de deux, il faut pas. Et le tout guidé par une équipe médicale pas habituée, cause transfert de service. Conclusion, c'est pas demain que j'intègre le cirque de Pékin (en même temps ça tombe bien, j'y tiens pas). Cela dit, on apprend assez vite les petites astuces. Problème toutefois : suis pas Adriana mais j'ai les jambes trop longues, du coup je ne peux pas mettre "l'étrier" sous les pieds sinon ça tire le panty vers le bas au détriment de la compression du haut, vers l'entrejambe. Et aussi, au bout de 10 jours, il est devenu un peu trop grand du coup je le passe en machine et au sèche linge tout les 2 ou 3 jours pour resserer les fibres.
Deuxième minute mémorable. Se lever. Vers 17 h 00, sans avoir ni bu ni mangé. Mais le côté mémorable n'est pas là. Le levé se passe bien. Je tiens debout, sans vertiges. Non, le côté mémorable c'est que je suis grande, alors déjà, j'ai tendance à trouver que les sanitaires sont toujours trop bas (je ne suis pas la seule du reste). Bref, un trône bas, et, cerise sur le gâteau, sans lunette, vous savez, ce truc que les mecs oublient toujours de remettre en place. Je vous laisse donc imaginer comment va se passer la séance "pipi". Evidemment on est à jeun, mais les perf de médocs, faut bien les évacuer elles. Et tout ça en gardant le panty, conçu pour (si-si, y'a une tite fente qui fait passer ce panty pour un truc sans doute vendu en rayon SM des sex-shop). Impossible de m'assoir. J'essaye, je me baisse. Mais je ne sais pas comment sont faites les cicatrices, donc je suis hésitante.
Je négocie un siège pipi plus haut. Mais bon, je fais un blocage. Ma pire crainte étant de souiller le panty. En plus c'est à croire que les 3 malheureuses gouttes que vous évacuez sont irrémédiablement attirées par le tissu. Je le dégrafe mais le cathé posé sur ma main (non raccordé, suis en Wifi), me gêne dans mes mouvements pour la remise en place. C'est une matière pas possible, hyper élastique. En plus à cause de la retouche des seins et les raccords sur les côtes, j'ai dans les bras à peu près autant de force qu'un oisillon tombé du nid. Et, mes petits besoins sur un fauteuil. Bouhh. Et puis je finis par vérifier à l'aide d'un petit miroir et de la vidéo de mon portable comment les cica sont positionnées. Tout devient plus clair. Ouf ! Me voici libérée, de même que ma vessie. Sauf qu'un point va sauter. Saignements, risques d'infection. Bon tout se passera bien. Finalement. Mais je peux vous dire que je me suis pris une giga-transpirée. Plus un poil de sec (cela dit des poils, y'en a plus trop vu que mieux vaut éviter la brousse avant cette opération).
Dans la nuit, on m'a enlevé les perf (mais pas le cathé qui reste en "secours" encore quelques heures). Le matin on m'apporte de l'Efferalgan 500 et 1 médoc plus fort si nécessaire. Je prends un Efferalgan au petit déj' puis un vers 14 h et c'est tout. Plus rien. C'est dire comme c'est douloureux. Je marche. Je tente les escaliers. Je vais dehors prendre un peu de soleil. Et idem le dimanche. Et le lundi c'est le retour dans mon unité. Changement de pansements. Le chirurgien passe. Il constate que je vais décidément très bien. Je suis d'ailleurs dans les couloirs. S'il est des patients qu'il faut booster pour qu'ils se lèvent, moi il faut plutôt me demander de lever le pied. Ma libération est pour aujourd'hui.
Les 10 jours qui suivent, je vais finalement enlever les pansements des cuisses. Ils ont du mal à tenir en place. Je préfère glisser sous la lingerie, des compresses, ou les substituts de protections hygiéniques que les infirmières des 2 unités m'ont gentillement laissé (pas en vente publique) si je dois sortir (et les serviettes hygiéniques font aussi très bien l'affaire). Je fais mes anticoagulants seule. Manque de chance, ceux-ci ont tendance à détruire les plaquettes, du coup, prise de sang 2 fois/semaine. Grrrr. La cicatrice est assez "particulière" sur 2 ou 3 cm. Mais l'interne que je vois lors du 1er contrôle me rassure. Effectivement, elle suit son petit bonhomme de chemin. Il faut être patient. Et en un mois, la différence est flagrante.
Sauf évolution particulière, je ne vais pas passer la visite des 3 mois. Donc prochaine consultation aux 5 mois pour la visite pré-opératoire de reprise cicatricielle.
21:45 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.05.2008
Mon CDD
Pile-poil neuf mois après mon licenciement, et après des brouettes, que dis-je, des bennes de CV envoyés, j'ai décroché... un CDD, à 20/25 min en voiture+pieds de chez moi (compter 3/4 d'h en transports en commun donc le choix est vite fait même si développement durable oblige, je le regrette).
Il s'agit d'un contrat d'un mois éventuellement prolongeable, toujours dans mon domaine de prédilection, au service du public. Mais c'est un poste d'exécution pure, de saisie, donc sans contact avec le public. Une petite formation au logiciel et au vocabulaire typique est prévue sur une semaine (et pas suffisant d'après la formatrice).
Ce qui me gêne, me pèse, c'est qu'il aurait pu revenir à une personne moins qualifiée et/ou moins expérimentée. A quelqu'un qui a besoin qu'on lui donne sa chance, qu'on lui fasse sentir que même sans expérience et/ou diplôme il a de la valeur. Mais voilà, toujours cette foutue mentalité à tirer vers le plus haut à espérer le mouton à 5 pattes (et muet de préférence). Alors je vais faire plaisir à nos dirigeants (décidément ça devient une habitude, faut que je me soigne !). Non seulement j'ai accepté un poste largement sous-payé par rapport à mon précédent emploi (on va dire de l'ordre de 30 à 35 % de perte si l'on considère aussi les avantages parallèles). Et je suis perdante par rapport aux indemnités assedic. Le salaire étant même inférieur au SMIC, il est réajusté par primes. A ce stade, ce n'est même pas un job "alimentaire". C'est grave quand on en arrive à préférer prendre le risque d'être "mal accompagné que seul(e)".
Sans compter qu'il n'apportera rien de plus "valorisant" à mon CV (sera probabement réduit à un laconique "été 2008 - xx - opératrice de saisie"). Il bouche un trou. Point-barre. En si vous déduisez les frais divers (et en ce moment c'est pas de l'or noir qui coule dans nos autos, c'est plutôt de l'or pur, 24 carats !), et les emmerdements que vous apportent un emploi : chefs de service caractériels qui doivent faire avec les baisses de crédits, le manque de personnel, et collègues (enfin ceux encore là car ils ont déjà épuisé leur capital "arrêt maladie") tout autant caractériels (on peut leur trouver des circonstances atténuantes), médisants, et qui auraient préféré que l'on recrute leur rejeton étudiant en job de vacances plutôt que vous, et qui vont vous le faire sentir, voire payer pendant toute la durée de votre contrat, et ben disons qu'il est fort tentant de se la couler douce. D'ailleurs des copains m'ont déjà fait remarquer qu'en cette période de l'année, s'ils avaient été dans ma situation...
Soyons honnêtes. Vous êtes au chômage depuis 9 mois. Vos Assedics sont supérieures au SMIC. On est en mai et le soleil est là. Enfin disons que ça sent bon le lila, le magnolia, et donc l'été. L'ANPE semble ne plus se souvenir que vous existez (et c'est tant mieux surtout lorsque vous avez été classé catégorie 3), et tant bien même, tout le monde sait parfaitement comment "foirer" un entretien.
Mais comme vous êtes un(e) français(e) bien élevé(e), par des parents bosseurs, respectueux du système, et qu'en plus vous ne supportez pas de rester à rien faire, vous donc avez cherché du boulot. D'une part pour occuper vos journées (en cherchant), et d'autre part pour espérer à terme les occuper autrement (en bossant).
Bref, on vous propose en (presque) plein été, un job pour lequel vous n'êtes en rien gagnant. Nettement en dessous de vos qualifications et sans prétention aucune, de vos compétences (même la RH le reconnait d'un hochement de tête). Et nettement en dessous de vos prétentions de salaire, pourtant pas exceptionnelles, justes calculées en fonction de votre parcours (expérience, diplômes) et du marché. Une sorte d'argus de votre CV que vous avez établi un soir d'hiver (et de déprime saisonnière), sous votre couette, et qui au final vous oblige à vous solder, (comme vous finirez par le faire pour vendre votre voiture). Et la p'tite loi visant ces "méchants-branleurs-de-chômeurs-qui- ruinent-les-institutions" n'est pas encore votée.
=> Alors, en tenant compte de toutes ces paramètres, vous le prenez ou pas ce job ??!!!
Bon, reste à espérer qu'on ne revive pas la canicule 2003, parce que (et ça vaut pour tous), bosser dans ces conditions, sans clim (c'est du vécu, mon employeur de l'époque n'ayant pas jugé utile de me proposer un ventilateur, un aménagement d'horaires ou des boissons fraîches) ou avec un climatiseur qui vous met une tête comme un compteur à gaz, là c'est sûr, je vais avoir des regrets.
19:49 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : emploi, recherche, cv, anpe, fonction publique
12.05.2008
Sport
J'en ai quelquefois parlé. Il s'agit de mes appareil de détente (de gym si vous voulez).
J'ai tout d'abord acheté un appareil d'électrostimulation, Sport-Elec. Enfin, je l'ai eu avec des points cumulés sur une carte fidélité d'hypermarché. Me suis dit que ça valait le coup d'essayer. Et à ceux qui se croient invincibles, je signale qu'il est très dangereux de régler l'appareil sur son intensité maximale aux 1res séances. C'est la déchirure assurée. Cela dit l'envie de recommencer vous passera à tout jamais. J'avais lu de bonnes critiques sur le net. Et bingo, apparemment, les résultats étaient là, se dessinaient tout doucement. Pas visibles bien sûr vu que mon bidon n'avait pas été retouché. Mais les abdos eux, déjà bien entretenus par la marche, semblent apprécier. Et les médecins aussi. Le généraliste, le toubib de la sécu, et mon chirurgien ont été bluffé.
L'avantage de ce produit est qu'il peut être utilisé pendant que vous faites la cuisine, le ménage ou en bouquinant. Il y a un clip de fixation au dos du boitier. Ce modèle fonctionne avec 2 piles 9V.
Puis, je me suis laisser tenter par le bodytrainer (et par une offre promotionnelle de mon hypermarché). J'en avais entendu parler sur une émission de téléshopping (eh oui, j'ai eu ma période "regardage" de téléshopping !) La 1re fois, 10 min et le lendemain, des courbatures comme dans mes souvenirs de la gym au collège. Je vous assure que ça tue. Le principe est simple, on tire avec les bras et on pousse avec les jambes. C'est donc le poids de votre corps l'élément déterminant. (La photo est tirée de m6boutique.fr)
Mais, suite à l'abdoplastie, et avec l'intervention des seins qui se profilait, cet appareil n'était plus trop adapté.
Mon choix s'est alors porté sur le swing-stepper. Le "swing" est important car il différencie mon stepper des autres modèles du fait du mouvement latéral. Et celui-là comporte aussi des sangles élastiques pour le travail des bras. Et encore un fois, je vous assure que l'on assiste à une petite métamorphose du corps au bout d'un mois, à raison de 10 min (500 à 750 marches). La silhouette se resculpte, les bras se remplissent. Aucun regret sauf peut être pour les couinements désagréables (pas de moi, du stepper !) au bout de quelques semaines.
Et je ne peux terminer sans évoquer mon petit coatch personnel, déniché dans le paquet de céréales ! (Fitness, Nestlé). On choisi ses programmes, selon ce que l'on veut optimiser, et on reproduit les mouvements de l'entraîneur. Finalement assez ludique et ça ne coûte que le prix du paquet de corn-flakes.
Sinon j'ai aussi un vélo d'appartement basique (fort utile lors de la rééducation de mes entorses) mais que je n'utilise plus, ces appareils étant assez complets.
En principe, je fais mes p'tits exercices en musique, soit devant un DVD de spectacle (les Enfoirés c'est génial, ça permet de varier l'intensité du rythme, les cadences), soit avec ma mini-chaine ou mon Mp3, là aussi selon un ordre des titres très stratégique.
11:10 Publié dans Loisirs, Présentation, Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Détente
A regarder et revisionner attentivement, aussi bien ce qui se passe en 1er plan qu'en arrière plan. C'est souvent du 3 en 1...
10:32 Publié dans Divertissement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.05.2008
Générosité
Sur le site http://www.clicanimaux.com/, vous cliquez et vous aidez. Les sponsors financent.
3 onglets, 3 thèmes, 3 secondes pour aider.



15:16 Publié dans Blog, Humeur du moment, Présentation, Société, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
ANPE et formation
Ma recherche d'emploi aurait peut-être mérité un blog à elle seule, mais la déprime était assurée, pour le lecteur, et pour moi. Voilà pourquoi je préfère l'intégrer dans ce blog, ça fait partie de ma vie, c'est même l'élement essentiel.
Alors, pour chercher, je cherche. J'écris, je relance, par mail souvent, par téléphone, parfois. Je scrute les annonces, ANPE et autres supports. Je ne compte même plus le nombre de CV envoyés. J'ai ratissé plus que large. C'est plus de la recherche, c'est du mailing. Quelques portes s'ouvrent sans doute, mais je commence à faire mon deuil de tout espoir de stabilité. Dans moins de 15 mois un de mes concours expirera, me relégant ainsi au rang des reçus-collés de la FPT.
Et aussi, voici 1 mois que ma réinscription ANPE est effective. Oui, mais qui s'occupe de mon cas ?
- A nouveau l'ANPE territorialement compétente, celle de mon lieu d'inscription ?
- Toujours l'ANPE des cadres à laquelle on m'avait "transféré" ?
- ADECCO par un étrange et incompréhensible jeu de partenariat ?
A ce jour, mystère. Et mystère aussi pour ma demande de formation. En effet, face à l'absence de toute perspective d'emploi, j'avais décidé qu'une petite remise à niveau informatique, histoire de rafraichir mes connecteurs un peu fondus ces dernières années, par une pratique très basique, adaptée au niveau de mon dernier employeur et de mon collègue. Et aussi parce que les programmes se modifient, et aussi parce qu'il est bon de ne pas se renfermer. Il y a toujours beaucoup à apprendre au contact des autres.
Je savais que les délais d'attente sont loooongs. Très, trop. On m'a parlé de 3 mois, voire exceptionnellement 4 (faut croire que je suis donc dans l'exception), faute de crédits suffisants (là aussi, je m'abstiens de tous commentaires sur le fait qu'il y a la loi et l'application de la loi, 2 mondes différents...)
Et comme vous vous en souvenez, n'ayant pu voir ni avoir "mon conseiller à moi-personnellement-toute-seule", j'ai du faire un peu de forcing pour obtenir en février le fameux sésame me permettant d'engager ma demande, l'ANPE souhaitait elle me le donner au prochain RV, 2 mois plus tard... 2 mois justement bien précieux pourtant pour se positionner en liste d'attente !
J'ai donc déposé ma demande en février. Nous voici à l'échéance des 3 mois. Rien. Zéro. Pas de contact. Bon, vu ce à quoi ressemblait le mois de mai, ses ponts et viaducs, je n'avais que peu d'espoirs en fait. J'avais même calculé que si rien ne se passe en mai, je vais devoir envisager plutôt septembre. En effet, pas de crédit, ça veut dire aussi pas assez de personnels et/ou de matériels. Donc je vois mal comment la situation pourrait se débloquer pendant l'été, période déjà traditionnellement allégée, sur laquelle personne ne va se risquer à prévisionner des actions, et prendre le risque de voir les candidats s'évaporer pour les congés...
13:04 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (2)
On y est au jour J ! Je suis programmée en 2 ou 3ème position, donc après 10 h 00, ce qui me laisse tout le temps de prendre ma 2ème douche scrub, cheveux inclus, et même de me faire un petit brushing !
Vers 9h 30, l'interne vient donc faire les dessins, plus compliqués que pour une correction de ptose ou pour l'abdoplastie. En plus, il n'a pas forcément eu l'occasion de s'entraîner beaucoup avant. Il arrive donc avec ses petites fiches (en anglais), et en noir et blanc. Je le précise parce l'intervention y est photographiée dans les moindres détails ; pfffff heureusement je ne suis pas craintive. Quelques dessins debout, d'autres couchée, il mesure, remesure aussi bien avec son mètre qu'avec ses doigts, et en termine je pense en 20 min. Travail très minutieux, heureusement.
Plus tard, je croise le chirurgien qui plaisante dans le couloir. "Vous êtes encore là vous ?!! Je vous attends moi". Et moi c'est le personnel chargé de me descendre que j'attends. Et justement, il en manque du personnel, dans les hôpitaux publics. J'ai bien cru un instant que j'allais pousser mon lit moi-même !
Arrivée dans les couloirs des blocs, on me prépare mon lit d'intervention en rajoutant une rallonge (ben oui, 1,75 m) et l'anesthésiste vient me dire qu'elle me posera le cathéter en salle. Je ne somnole toujours pas. Loin s'en faut. Je discute avec des personnels, puis ayé, mon bloc s'est libéré, on me déplace. Tout s'enchaine très vite, mais je n'ai toujours aucune sensation de somnolence. Me voilà raccordée aux médocs d'un coté et au tensiomètre/oxymètre de l'autre. Et toujours pas dodo. Avant de me poser le masque, l'anesthésiste me montre mon chirurgien qui vient de se mettre en tenue et d'arriver. On a même le temps d'échanger 2 banalités. En fait lors des 2 autres opé, je ne l'avais pas vu, du coup, là suis contente, il en faut peu ! Bon après la pose du masque on est supposé avoir la tête qui tourne assez rapidement. Pas moi. "Ca tourne ?" "Non, toujours non, et encore non" Et la dernière phrase que j'ai entendu c'est "on envoie".
Et je ne résiste pas à vous dire qu'elle est la 1ère que j'ai prononcé. Je plante le décors. Curieuse comme je suis j'ai voulu soulever la "couverture" pour voir ce qu'il en était. Et là je dis (malheureusement à voix haute, claire et intelligible, je le comprendrais assez vite) : "Oh, y'a des p'tits oursons". A ce moment précis, j'ai encore un infime espoir que je n'ai réellement prononcé cette phrase... Oui mais voilà, ça signifierait donc que personne (l'anesthésiste en l'occurence) non plus n'a dit "Oui, c'est la marque, l'emblème du fabriquant". Une multitude de petits oursons imprimés dans tous les sens sur une des faces du "drap".
Enfin, l'intervention se passe merveilleusement bien. Pas de pose de redons. Tout va tellement bien que la salle de réveil n'attend que mon départ pour fermer. Mais je tremble. J'ai terriblement froid. Je claque des dents comme jamais. J'essaie de stopper mais c'est plus fort que moi. Tout juste si j'arrive à dire à combien j'ai mal. Je bredouille un vague 3 ou 4. Les couvertures chauffantes ni font rien. On me rajoute sous les draps un tuyau qui me balance de l'air chaud. Je dois avoir une température d'à peine 35°. Et puis ça remonte, doucement mais sûrement. Je réintègre donc ma chambre vers 15 h 30 puis transfert dans l'autre pavillon. Tension normale, température idem. Douleur : point. Gêne : bof, un peu, mais ça m'empêche pas de bouger, sauf les bras, à cause du sillon qui a été remonté et "raccordé" aux côtes (...)
13:04 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Trucs & Astuces
Bon, vous allez rire, sûrement. Vous moquer, sans doute. Mais je me lance quand même.
Voilà, j'en avais marre de mes rayons mal rangés. Entre les tee-shirts qui font 15 cm de large une fois pliés et les pulls et autres cardigans qui en font 30, sans parler des serviettes éponges qui prennent trop de place soite en hauteur, soit en profondeur. Mes rayonnages subissaient une perte de place d'au moins 30 %.
Et "j'enviais" les piles de fringues toujours régulières dans les magasins. Enfin, avant les invasions de gens fort mal éduqués qui reposent tout en boule le plus souvent.
Et bien ayé, depuis quelques mois le problème est réglé. Grâce au Téléshopping. J'ai commandé le FlipFold, une planche conçue pour que tout votre linge se retrouve plié avec exactement la même taille. Et c'est parfait. Mes placards se rejouissent. Et moi aussi.
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09.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (1)
Elle a donc bien eu lieu. Elle, c'est ma dermolipectomie crurale interne (chirurgie correctrice de la face interne des cuisses), et c'est son petit nom savant, celui qui correspond à un code sécurité sociale de dermolipectomie des membres. Et donc, comme vous l'avez compris, la dermolipectomie consiste à ôter un excès de peau et si nécessaire, de graisse, par lipoaspiration. Cette intervention ne bénéficie pas d'une prise en charge (plus loin nommée PeC) directe. Il faut d'abord que le médecin remplisse un formulaire de demande d'entente préalable, lequel doit être transmis par le patient à sa CPAM. Celle-ci doit rendre réponse sous 15 jours. Il peut s'agir d'une notification d'acceptation, de refus, ou d'une convocation pour examen qui déterminera la décision.
Compte tenu du fait que je diffuse des photos avant/après, je ne vais pas indiquer si mon intervention a bénéficié ou pas d'une PeC. En effet chaque individu est différent par son parcours, par sa morphologie. Aussi, même si vos cuisses ressemblent aux cuisses d'un patient PeC, ce n'est pas pour autant que le "verdict" sera le même pour vous, et vice-versa. Je vous suugère en outre de voir au moins 2 médecins avant de vous décider. C'est important.
C'est donc fin mars que je suis entrée à l'hôpital, toujours aussi motivée et sûre de moi, en forme olympique. Cette fois, je suis entrée la veille au soir. En principe les chirurgiens préfèrent car ça donne l'occasion d'une dernière petite discussion pas forcément facile à mener le matin même. En effet, d'une part du fait de plannings assez tendus, et d'autre part du fait que le patient étant sous l'effet de médicaments supposés décontracter, son attention, sa vigilance peuvent être diminuées, jusqu'à la somnolence. Bon, chacun réagit différemment et avec moi, le truc du médoc ne fonctionne pas des masses... Je suis seule dans une chambre double mais le service étant fermé le WE, mon transfert dans une unité habilitée à traiter notamment les urgences est prévu dès ma remontée de la salle de réveil.
Vers 19 h 30 j'ai donc eu le plaisir de voir mon chirurgien, accompagné d'un interne, déjà présent avec les 4 ou 5 autres lors de ma toute 1re consultation (que je ne suis pas près d'oublier). Et un eu peu gêné du fait qu'on venait de m'amener mon repas. Le matin de mon hospitalisation, j'étais en mini-jupe et tunique, du coup je ne me suis pas changée avant mon entrée, et c'est dans cette tenue que le toubib m'a trouvé. Et comme jusque là il ne m'avait pas souvent vu habillée il (+ son interne) a pu avoir un aperçu différent du travail réalisé. En effet, autant ne pas se le cacher, sans l'opération des seins, je pouvais oublier la tunique taille empire avec soutif push-up.
Après avoir détendu l'atmosphère (ce qui n'était d'ailleurs pas nécessaire) en plaisantant sur mon physique puis en s'amusant avec la console de commande d'un lit ! Supposé se gonfler, il bippait toute les 20 min au point que l'aide-soignante est venue m'expliquer comment il fonctionnait. Du coup, l'interne a été supris que je sache comment interrompre l'alarme après que le médecin ait remis le système en route en s'amusant, je cite "comme avec une Playstation"
Bon, le divertissement passé, on redevient sérieux (pas trop quand même). Il me réexplique le déroulement des interventions : cuisses + lipo cuisses + correction seins. Ensuite il envisage de faire les dessins, mais problème : je n'ai pris ni ma béta-scrub-douche du soir, et encore moins celle du matin. On réserve donc les arts plastique pour le matin, et c'est à l'interne que va revenir ce plaisir...
18:23 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2008
La petite phrase
Lors de mon contrôle post-op aussi évoqué plus bas, le chirurgien me donne les nouvelles consignes, à savoir que je dois garder panty et brassière jusqu'à la fin du mois, mais que je peux envisager un "sevrage" en douceur et donc m'en passer du moment que je reste "à rien faire" (autant dire jamais). Et, compte tenu de la météo du jour -merveilleux soleil, et tite chaleur pas désagréable, il m'accorde aussi une dérogation si ça devient trop inconfortable. Les effets thermo-régulateur des vêtements ont en effet des limites ; la transpiration et le synthétique ne font pas nécessairement bon ménage (démangeaisons, irritations...).
Et dans la foulée, vous le savez, je suis une sportive de haut niveau (nan, je vous entends là... bon je mens, OK, j'avoue, pas de sport, même pas devant la TV, sauf un peu de tennis et encore, Wilander et Agassi ne jouent plus...). Plus sérieusement, au programme de mes journées, en plus de la marche (pour aller au boulot par exemple), alternance de stepper et bodytrainer et occasionnellement de l'electrostimulation (manifestement efficace). Et aussi un peu de gym-stretching grâce à un coach virtuel choppé dans un paquet de céréales (et là je vous entends vous moquer, c'est pas bien, parce que je vous assure que c'est très agréable).
Je veux donc savoir "quand est-ce donc que je vais pouvoir reprendre mes "intenses activités". Et la réponse est "dans quelques jours, mais n'allez pas m'en faire 2 h la première fois". Alors là, je me marre. M'enfin, il est fou, 2 h... je les fais ni le 1er, ni le 2ème, ni même jamais. En fait si, je les fais en 1 semaine et c'est déjà pas si mal. Mais bon, au passage, j'avoue que ces petites activités, qui me prennent 20 min pour jour, me manquent... c'est étrange mais c'est comme ça. Et c'est contagieux aussi puisque mon papa aussi est devenu accro au step !
Et là, il me demande si je vais à la piscine (probablement pour me préciser que c'est encore trop tôt, comme pour le bain, mais du coup, je n'ai pas eu la fin de l'histoire). Ce qui m'amène à lui répondre avouer que "nan, la piscine, ça fait plus de 20 ans que je n'y ai pas mis un orteil", (la dernière fois ce devait être pour la gym, au collège). Du coup, le voilà qui a confirmation de ce qu'il pensait, à savoir que ça a un rapport pas vague du tout avec mon physique... Je n'y suis toujours pas prête, j'y pense, mais de là à me lancer. En plus c'est un des meilleurs sports et ça ferait un bien fou à mon dos.
Et c'est là qu'il me balance un truc du style : "Je vous assure, vous pouvez y aller, vous êtes vraiment très bien".
Et bien croyez-le ou non, c'est cette phrase-là qui m'a achevé, et bouleversé au point de me mettre les larmes aux yeux rien que d'y repenser et de l'écrire. C'est une phrase que j'ai peut-être entendu dans ma vie 1 ou 2 fois, pas plus, et encore, pas dans le même contexte... En plus sur l'effet de la surprise, au lieu de le remercier, j'ai dû bafouiller un truc incompréhensible.
Mais bon, il en reste du chemin à faire. La piscine un dimanche à 8 h du matin, avec juste 3 ou 4 autres nageurs autant complexés que moi ou de "vrais" sportifs qui veulent profiter de bassins désertiques pour un entraînement bénéfique, ça pourrait peut-être s'envisager (et j'insiste sur le "peut-être"). Mais la trempette à la mer ou à l'océan n'est pas pour demain... Même si j'y vois bien là une façon de me faire comprendre que je peux laisser mes complexes au placard, rien n'effacera jamais les remarques et les regards, sur moi ou sur les autres...
17:54 Publié dans Humeur du moment, Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







