13.05.2008
Mon CDD
Pile-poil neuf mois après mon licenciement, et après des brouettes, que dis-je, des bennes de CV envoyés, j'ai décroché... un CDD, à 20/25 min en voiture+pieds de chez moi (compter 3/4 d'h en transports en commun donc le choix est vite fait même si développement durable oblige, je le regrette).
Il s'agit d'un contrat d'un mois éventuellement prolongeable, toujours dans mon domaine de prédilection, au service du public. Mais c'est un poste d'exécution pure, de saisie, donc sans contact avec le public. Une petite formation au logiciel et au vocabulaire typique est prévue sur une semaine (et pas suffisant d'après la formatrice).
Ce qui me gêne, me pèse, c'est qu'il aurait pu revenir à une personne moins qualifiée et/ou moins expérimentée. A quelqu'un qui a besoin qu'on lui donne sa chance, qu'on lui fasse sentir que même sans expérience et/ou diplôme il a de la valeur. Mais voilà, toujours cette foutue mentalité à tirer vers le plus haut à espérer le mouton à 5 pattes (et muet de préférence). Alors je vais faire plaisir à nos dirigeants (décidément ça devient une habitude, faut que je me soigne !). Non seulement j'ai accepté un poste largement sous-payé par rapport à mon précédent emploi (on va dire de l'ordre de 30 à 35 % de perte si l'on considère aussi les avantages parallèles). Et je suis perdante par rapport aux indemnités assedic. Le salaire étant même inférieur au SMIC, il est réajusté par primes. A ce stade, ce n'est même pas un job "alimentaire". C'est grave quand on en arrive à préférer prendre le risque d'être "mal accompagné que seul(e)".
Sans compter qu'il n'apportera rien de plus "valorisant" à mon CV (sera probabement réduit à un laconique "été 2008 - xx - opératrice de saisie"). Il bouche un trou. Point-barre. En si vous déduisez les frais divers (et en ce moment c'est pas de l'or noir qui coule dans nos autos, c'est plutôt de l'or pur, 24 carats !), et les emmerdements que vous apportent un emploi : chefs de service caractériels qui doivent faire avec les baisses de crédits, le manque de personnel, et collègues (enfin ceux encore là car ils ont déjà épuisé leur capital "arrêt maladie") tout autant caractériels (on peut leur trouver des circonstances atténuantes), médisants, et qui auraient préféré que l'on recrute leur rejeton étudiant en job de vacances plutôt que vous, et qui vont vous le faire sentir, voire payer pendant toute la durée de votre contrat, et ben disons qu'il est fort tentant de se la couler douce. D'ailleurs des copains m'ont déjà fait remarquer qu'en cette période de l'année, s'ils avaient été dans ma situation...
Soyons honnêtes. Vous êtes au chômage depuis 9 mois. Vos Assedics sont supérieures au SMIC. On est en mai et le soleil est là. Enfin disons que ça sent bon le lila, le magnolia, et donc l'été. L'ANPE semble ne plus se souvenir que vous existez (et c'est tant mieux surtout lorsque vous avez été classé catégorie 3), et tant bien même, tout le monde sait parfaitement comment "foirer" un entretien.
Mais comme vous êtes un(e) français(e) bien élevé(e), par des parents bosseurs, respectueux du système, et qu'en plus vous ne supportez pas de rester à rien faire, vous donc avez cherché du boulot. D'une part pour occuper vos journées (en cherchant), et d'autre part pour espérer à terme les occuper autrement (en bossant).
Bref, on vous propose en (presque) plein été, un job pour lequel vous n'êtes en rien gagnant. Nettement en dessous de vos qualifications et sans prétention aucune, de vos compétences (même la RH le reconnait d'un hochement de tête). Et nettement en dessous de vos prétentions de salaire, pourtant pas exceptionnelles, justes calculées en fonction de votre parcours (expérience, diplômes) et du marché. Une sorte d'argus de votre CV que vous avez établi un soir d'hiver (et de déprime saisonnière), sous votre couette, et qui au final vous oblige à vous solder, (comme vous finirez par le faire pour vendre votre voiture). Et la p'tite loi visant ces "méchants-branleurs-de-chômeurs-qui- ruinent-les-institutions" n'est pas encore votée.
=> Alors, en tenant compte de toutes ces paramètres, vous le prenez ou pas ce job ??!!!
Bon, reste à espérer qu'on ne revive pas la canicule 2003, parce que (et ça vaut pour tous), bosser dans ces conditions, sans clim (c'est du vécu, mon employeur de l'époque n'ayant pas jugé utile de me proposer un ventilateur, un aménagement d'horaires ou des boissons fraîches) ou avec un climatiseur qui vous met une tête comme un compteur à gaz, là c'est sûr, je vais avoir des regrets.
19:49 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : emploi, recherche, cv, anpe, fonction publique
11.05.2008
ANPE et formation
Ma recherche d'emploi aurait peut-être mérité un blog à elle seule, mais la déprime était assurée, pour le lecteur, et pour moi. Voilà pourquoi je préfère l'intégrer dans ce blog, ça fait partie de ma vie, c'est même l'élement essentiel.
Alors, pour chercher, je cherche. J'écris, je relance, par mail souvent, par téléphone, parfois. Je scrute les annonces, ANPE et autres supports. Je ne compte même plus le nombre de CV envoyés. J'ai ratissé plus que large. C'est plus de la recherche, c'est du mailing. Quelques portes s'ouvrent sans doute, mais je commence à faire mon deuil de tout espoir de stabilité. Dans moins de 15 mois un de mes concours expirera, me relégant ainsi au rang des reçus-collés de la FPT.
Et aussi, voici 1 mois que ma réinscription ANPE est effective. Oui, mais qui s'occupe de mon cas ?
- A nouveau l'ANPE territorialement compétente, celle de mon lieu d'inscription ?
- Toujours l'ANPE des cadres à laquelle on m'avait "transféré" ?
- ADECCO par un étrange et incompréhensible jeu de partenariat ?
A ce jour, mystère. Et mystère aussi pour ma demande de formation. En effet, face à l'absence de toute perspective d'emploi, j'avais décidé qu'une petite remise à niveau informatique, histoire de rafraichir mes connecteurs un peu fondus ces dernières années, par une pratique très basique, adaptée au niveau de mon dernier employeur et de mon collègue. Et aussi parce que les programmes se modifient, et aussi parce qu'il est bon de ne pas se renfermer. Il y a toujours beaucoup à apprendre au contact des autres.
Je savais que les délais d'attente sont loooongs. Très, trop. On m'a parlé de 3 mois, voire exceptionnellement 4 (faut croire que je suis donc dans l'exception), faute de crédits suffisants (là aussi, je m'abstiens de tous commentaires sur le fait qu'il y a la loi et l'application de la loi, 2 mondes différents...)
Et comme vous vous en souvenez, n'ayant pu voir ni avoir "mon conseiller à moi-personnellement-toute-seule", j'ai du faire un peu de forcing pour obtenir en février le fameux sésame me permettant d'engager ma demande, l'ANPE souhaitait elle me le donner au prochain RV, 2 mois plus tard... 2 mois justement bien précieux pourtant pour se positionner en liste d'attente !
J'ai donc déposé ma demande en février. Nous voici à l'échéance des 3 mois. Rien. Zéro. Pas de contact. Bon, vu ce à quoi ressemblait le mois de mai, ses ponts et viaducs, je n'avais que peu d'espoirs en fait. J'avais même calculé que si rien ne se passe en mai, je vais devoir envisager plutôt septembre. En effet, pas de crédit, ça veut dire aussi pas assez de personnels et/ou de matériels. Donc je vois mal comment la situation pourrait se débloquer pendant l'été, période déjà traditionnellement allégée, sur laquelle personne ne va se risquer à prévisionner des actions, et prendre le risque de voir les candidats s'évaporer pour les congés...
13:04 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.05.2008
L'offre qui fait débat
Vous en avez sûrement entendu parler, il s'agit d'une offre publiée par l'ANPE pour un poste en Inde, mais à un salaire de l'ordre 160 à 320 € (10 à 20 000 roupies), ce qui représente 4 à 5 fois le salaire en vigueur en Inde, et avec protection sociale et avantages à négocier (sous-entendu que l'on prendra le candidat le moins exigeant). Il s'agit d'un poste dans une agence qui développe des sites web et qui aurait pour clients, au dire du Parisien... l'ANPE.
J'ai fait ma curieuse, et c'est non pas 1, mais 2 offres que j'ai déniché. Si vous êtes curieux aussi, l'ANPE, c'est ici et les offres portent les n° 637398L et 637400L. Bon, fort heureusement, Pondichéry se trouve à plus de 2 h A/R de la France. Cette offre ne devrait donc pas faire partie de celles que nous serons tenus d'accepter de gré ou de force...
Le Directeur de l'ANPE s'étonne de la polémique et explique que chacun a bien le droit de vouloir tenter l'expérience de l'expatriation. Ben je pense que pour cette magnifique intervention, il mérite un poste là-bas ou ailleurs, à ces conditions.
Cela étant, je ne suis même pas étonnée d'une telle publication en plus. Je parle de la publication, pas de son contenu. Il faut bien comprendre que sur le site de l'ANPE, on trouve aussi parfois des offres pour des CDD d'une journée (Père Noël par exemple !), et même parfois des offres pour des contrats de 3 ou 4 h (animation publicitaire, lancement de produits, distribution de tracts...).
Mais l'ANPE n'est qu'un des vecteurs de transmission des offres. Les responsables de ses formidables opportunités sont les employeurs qui exploitent au maximum les 101 façon de concevoir, d'organiser et d'alimenter la précarité...
19:20 Publié dans Emploi, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.04.2008
Jours fériés et chômés... ou pas
Je ne bosse malheureusement pas en ce moment, mais je n'en ai pas moins une pensée pour ceux qui travaillent. Alors certes cette année les 1er & 8 mai sont un jeudi (et du coup les 25 décembre et 1er janvier aussi -eh oui, c'est toujours comme ça même si beaucoup ne l'ont pas encore remarqué-). Donc des opportunités de ponts (voire viaducs) à saisir. Alors, si on appelle "année des patrons" celle ou tous les fériés tombent un samedi ou dimanche, on peut appeler "année des salariés" celle ou une telle opportunité se présente.
Oui mais voilà, si on considère la journée de solidarité qu'il faut bien déduire + le mois de février qui nous a fait l'honneur de se prolonger (un vendredi) on s'aperçoit que que déjà, on est un peu perdant. Mais en plus, cette année va se produire un phénomène exceptionnel (non, je ne parle pas du passage d'une comète, ou d'une éclipse) qui n'était plus arrivé depuis 1913 apparemment, et ne se reproduira pas avant... 2160, voire en 2059, sur une autre configuration (toujours d'après certains commentaires sur le sujet) :
==>> l'ascension "tombe" le 1er mai.
Bon alors avant de crier à la manipulation gouvernementale, il faut savoir que c'est juste une question de religion (suis inculte en la matière, mais c'est évident, y'a un rapport avec Pâques). Donc non, Sarko et Parisot ne sont sont pas ligués contre le peuple. Ils n'y sont pour rien... cette fois en tous cas.
Quelques rappels s'imposent alors, compte tenu des nombreuses configurations. Il y a ceux qui bossent le 1er mai, notamment dans les services (police, pompier, hôpitaux...), ceux qui ne bossent pas, uniquement le 1er mai mais travaillent sur d'autres jours fériés (certaines sociétés de transport en commun par exemple), et ceux qui sont de repos le 1er mai et les 10 autres jours fériés (liste ci-dessous) officiellement recensés par le droit du travail. Ces jours sont en effet au nombre de 11 mais seul le 1er mai est légalement chômé (et payé). Pour les autres, c'est au bon vouloir de l'employeur (voir aussi les conventions collectives si plus favorable au salarié).
Donc, il faut savoir que la possibilité de récupération de cette "perte" ne sera pas systématique. Certaines entreprises, dont la convention collective prévoit le caractère férié du jeudi de l'Ascension sont tenues d'accorder une compensation par un jour de repos supplémentaire à leurs salariés dans l'année (beaucoup se sont déjà positionnées pour accorder le 2 ou le 9 mai).
Liste des jours fériés en France, selon code du travail, article L222-1 (hors particularité système Alsace-Moselle)
- le jour de l'an (1er janvier)
- le lundi de Pâques
- le 1er mai
- l'armistice de 1945 (8 mai)
- l’Ascension
- le lundi de Pentecôte
- le 14 juillet
- l'Assomption (15 août)
- la Toussaint (1er novembre)
- l'armistice de 1918 (11 novembre)
- la Noël (25 décembre)
Info : Service Public, portail de l'administration française / Crédit photo : L'internaute
09:52 Publié dans Emploi, Humeur du moment, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jour férié, 1er mai, ascension, muguet, jeudi
22.04.2008
Ma radiation, partie 3
Puis vient le moment du 3ème rendez-vous, environ 6 semaines plus tard. Et là, je découvre que l'on m'a attribué un énième référent, dans une autre ANPE (celle ou je m'étais inscrite au début).
Et personne n'est capable ne me fournir d'explication sur ce retour à la case départ. Furtif le retour, puisque vient de me parvenir un courrier estampillé ASSEDIC/ANPE/ADECCO, m'informant que c'est à présent ADECCO qui va assurer mon suivi personnalisé (ah oui, j'avais oublié de vous le dire plus haut, c'est ce qui arrive au bout de 6 mois environ à la catégorie 3). Le même ADECCO chez qui je suis inscrite et chez qui j'ai postulé sur plusieurs offres et qui n'a jamais répondu (même pas un banal accusé de réception) à mes candidatures. Alors oui, effectivement, je râle un peu... grrrrrrrrr
Sans être du genre inquiête, je me demande quand même comment ADECCO, qui ne s'intéresse manifestement pas à mes candidatures, pourrait réussir là où l'ANPE reconnait presque son inefficacité ?!
Et puis bon, je fais partie de ces gens qui considèrent que c'est à l'Etat et à ses structures de gérer le problème de l'emploi. Après tout c'est aussi à ça que sont supposés servir nos impôts.
Sauf que entre temps, j'ai été hospitalisée (et les raisons seront exposées plus tard, on parlera alors de chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice, et suis en arrêt maladie pour 15 jours, ce qui me vaut une radiation : je ne suis plus apte à une recherche active d'emploi à leurs dires. Ce qui est faux ; je peux chercher… et en plus, vu les délais entre la publication d'une offre et le recrutement, j'ai largement le temps de candidater et d'être rétablie pour les castings. Et ben non, ce n'est pas comme ça que cela fonctionne. Une double peine en quelque sorte.
17:58 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, recherche, cv, anpe
Ma radiation, partie 2
J'ai donc compris rapidement, avant même mon inscription, que j'allais hériter du code 3, aussi flippant que lorsqu'il est prononcé dans une série US, dont une partie se déroulerait aux urgences. Et pourquoi ce chiffre : et ben suis une fille, pas super mobile, mais bon dans mon secteur d'activité je vois pas non plus l'intérêt de traverser le pays, je peux exercer partout (polyvalente, le mot à la mode sur les CV). Mais surtout, je tente une reconversion dans la fonction publique (et manque de chance on dégraisse les effectifs) et j'ai un passé professionnel atypique pas simple à caser.
Alors j'ai eu un 1er contact à l'ANPE territorialement compétente. Au vu de mon profil, j'ai été dirigée sur l'ANPE des cadres (autre ville) où j'ai eu une autre interlocutrice, supposée être "ma" référente, mais qui était enceinte de 6 bons mois (ce n'est pas un reproche, juste une constatation : elle ne sera pas "ma" référente bien longtemps). Elle m'a chanté les louanges du bilan de compétences, histoire se prouver à eux mêmes que ma reconversion et mon envie de bosser dans le social, dans la communication au service du public, n'était pas le choix idéal. Pas de bol (pour eux), après 20 h (je crois) de BdC, il s'avère que je suis bien faite pour ce à quoi je me prédestine (et aussi pour d'autres secteurs, bref le champ est large).
Alors moi, le bilan de compétences, je veux bien, j'imagine que pour une personne qui a toujours bossé dans la même boite, sur des machines, équipements spécifiques à un secteur, et que cette boite ferme (délocalise serait le terme plus juste), OK, cette personne a effectivement grand besoin d'aide pour lister ses compétences, ou même faire un CV.
Mais quand notre reconversion a déjà été préparée (mon licenciement était inéluctable) et le terrain bien débroussaillé, c'est de formation, mise à niveau que l'on a besoin. Et là, pour une simple mise à niveau de suite bureautique, les délais d'attente flirtent avec les 3 ou 4 mois. Le BdC effectué, et 4 ou 5 mois s'étant écoulés, me voici reconvoquée par "ma" conseillère ; ou plutôt non, une autre (petit rappel, ma conseillère était enceinte). Je me pointe pour apprendre qu'elle est absente (est-ce que par hasard je porte la poisse ? mon profil est donc si compliqué qu'il mérite la création d'une catégorie supplémentaire à lui tout seul ?!), et que ses rendez-vous ont été reportés. "Oui, mais pas le mien" dis-je et aussi sec on me trouve un agent qui reconnaît que l'on a manifestement pas tenté de me joindre et qui me reçoit, prend en note ma requête (je veux une mise à niveau bureautique et je vous passe les détails sur le parcours pour obtenir le fameux imprimé de demande). (à suivre)
17:52 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, recherche, cv, anpe
18.04.2008
Mépris... suite, mais pas fin
Mépris... La famille, les amis
Alors finalement, je me demande si cette forme là de mépris n'est pas la pire pour une personne qui cherche du boulot. Dans les familles, et surtout parmi les personnes plus âgées, celles qui n'ont pas (ou peu) connu la galère de la perte d'emploi, et celle de la recherche, il y en a toujours un pour siffler que celui qui ne bosse pas, c'est parce qu'il ne veut pas, que du boulot, il y en a, et qu'il suffit de se donner un bon coup de pied au c** pour en trouver. Comment leur faire comprendre que, pour certains profils, et dans certains secteurs, on a plus de chance de gagner les 6 bons numéros de loto que de trouver un emploi ? Et surtout, comment le faire comprendre poliment et en gardant son sang froid ?
Que pour trouver un job, sauf cas exceptionnels (restauration ou bâtiment par exemple), frapper aux portes des entreprises n'est même pas envisageable (il y a même des boites avec des services de sécurité qui ont en main chaque jour la liste des personnes autorisées à entrer). Et que si vous voulez obtenir des infos par téléphone, il y a peu de probabilités d'obtenir les RH (-toujours l'agent d'accueil qui fait son boulot-). Une astuce cependant, appeler avant 8 h 30 ou après 18 h 30 ; dans ces créneaux, il y a toujours un cadre qui fait des heures supp et qui sera peut-être disposé à vous renseigner.
Et quant aux copains (mais peut-on continuer à les appeler ainsi ?), alors avec certains, le comble de la bassesse est atteint (quoi que, on ne peut présumer de rien). Je ne sais pas si vous avez fait la même constatation, à savoir que ce sont ceux embauchés par piston, sans les qualifications requises, ou alors dans la FP, ceux entrés sans concours et sans aucune volonté d'en passer, -et ils s'en vantent- et qui profitent donc de l'avancement à l'ancienneté, qui se croient obligés de vous donner des leçons : "mais pourquoi tu fais pas ceci ?" ou "t'as essayé chez machin ?" ou encore, "mais qu'est-ce qui cloche chez toi, t'es pourtant pas plus con(ne) qu'un(e) autre ?". Et ce sont aussi ceux qui travaillent à 2 arrêts de bus de chez eux qui voudraient nous voir nous taper 3 h de transport quotidien avec tous les inconvénients que celà suppose.
D'ailleurs, après un tri sélectif fort minutieux (pas suffisamment celà dit), j'ai fini par ne conserver que quelques copains triés sur le volet histoire de maintenir quand même un semblant de vie sociale, mais bon, la plupart du temps, le coeur n'y est pas, et encore moins l'envie de se retrouver sous le feu des questions, si bien que la tentation du renfermement est quand même présente, juste pour éviter de finir par leur balancer une de ces vérités jamais bonnes à entendre, et qu'on ne regrette même pas après...
18:26 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mépris... suite
Parlons des institutions...
Je ne vais pas revenir sur l'ANPE, ma situation est en stand-by. Aucune nouvelle, et pour le coup, pas de nouvelles ne signifie par pour autant bonnes nouvelles...
Mais je vais apporter mon témoignage sur la recherche de poste dans la fonction publique, territoriale plus précisément (FPT). Sans entrer dans des détails indigestes, disons qu'ils existe plusieurs FP (Hospitalière-FPH, d'Etat-FPE, Territoriale notamment). Et toutes ne recrutent pas de la même façon. A la base, le mode de recrutement privilégié doit être sur concours (question d'égalité des chances), mais à l'arrivée, on se rend compte que la réalité est toute autre.
En plus, si dans la FPH et la FPE la réussite au concours vous vaut un recrutement assuré (classement au mérite), si vous avez la chance de figurer parmi les 1er, voire une probabilité plus ou moins importante d'être recruté si vous êtes reçus sur liste complémentaire, dans la FPT, il n'en est pas de même. Vous réussissez le concours, vous êtes lauréat, inscrit sur une liste d'aptitude qui ne vous donne que le droit de chercher un emploi. Autrement dit, le concours réussi, vous entrez dans la logique des procédures du recrutement identiques au secteur privé. Mais bon, tout ceci on le sait, enfin on est supposé le savoir avant de se lancer dans l'aventure, et tant pis pour ceux qui n'ont pas eu la curiosité de se renseigner, donc là n'est pas le motif de mon énervement.
En revanche, les concours sont classés par catégorie selon les diplômes requis, mais la tendance veut que les niveaux soient tirés vers le très très haut. Les statistiques le montrent bien. Du coup, lors des phases de recrutement, là aussi, les collectivités recherchent le mouton à 5 pattes. Pour des postes de catégorie C (niveau BEP/CAP) ou B (BAC à BAC+2), il n'est pas rare de tomber sur des offres dont le profil requiert un solide niveau juridique ou une spécialité très précise que seuls des BAC +4 et au delà peuvent présenter. 1ère entorse au principe d'égalité.
Mais en plus, le nombre de contractuels (emplois précaires donc) recrutés dans les collectivités est très élevé (20 % voire plus). Il dépasse même le taux du privé. Et ceci se fait au détriment des lauréats puisque en toute logique, là ou il y a une contractuel, c'est un lauréat qui perd une chance de stagiairisation. Alors que les règles sont claires, le recours aux contractuels ne peut être qu'une exception, justement pour respecter ce principe d'égalité, et de fait, pour limiter le nombre de lauréats qui perdront leur concours au terme des 3 ans de validité (et oui, ce n'est pas acquis à vie !), et qui passeront alors dans le camps si redouté des reçus-collés pour lesquels on ne peut plus rien. 2ème entorse aux règles.
D'ailleurs à ce propos, je suggère aussi, tout comme je le faisais pour le privé, que les collectivités elles aussi fournissent aux malheureux candidats une synthèse d'éléments sur le profil de celui retenu à savoir : sexe, diplômes, origine professionnelle, durée d'expérience et origine géographique, et qu'en plus elles soient tenues d'indiquer chaque année un état de leurs effectifs avec pourcentages de contractuels, stagiaires et titulaires. Je ne pense pas qu'une telle obligation aille à l'encontre du fameux principe de libre administration.
Alors, que l'on soit gouverné par la gauche ou la droite, que les collectivités soient à gauche ou à droite, le système dure depuis tellement longtemps que c'est un peu comme l'oeuf et la poule, personne ne sait qui a commencé. En revanche, lorsque les élus de gauche descendent dans la rue manifester pour le pouvoir d'achat des fonctionnaires, contre la précarité, ou qu'ils retoquent un amendement sur le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires en se félicitant d'avoir "donné un coup d'arrêt à la précarisation de la fonction publique" en votant la suppression de cet article qui "constituait le point principal de la remise en cause du statut des fonctionnaires", alors que la précarité est organisée au sein de leurs propres collectivités, j'avoue rester perplexe (bon, idem à droite bien sûr, mais même en cherchant bien, on voit rarement des élus de droite en tête de ce type de manifs'...).
Fort heureusement, toutes les collectivités ne sont pas à mettre dans le même panier. Certaines sont très respectueuses des règles et lors des recrutements, on a réellement face à nous des gens très humains et très soucieux du fait que si l'on veut que les agents reflètent une bonne image de la FP, il faut déjà leur transmettre une bonne image de l'existant, et des méthodes.
Alors pour mon cas, la situation est la suivante. J'ai réussi 2 concours respectivement depuis 20 et 15 mois. Autant dire que mes chances de trouver un poste s'amenuisent à présent de façon exponentielle au fil des jours. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, mon indemnisation ASSEDIC s'éteindra dans la même période. Pour schématiser à l'extrème, je risque donc de basculer à nouveau (eh oui, j'ai déjà connu, je suis experte en précarité !), dans le système d'assistanat social aussi nommé RMI. Ce qui est drôle, enfin façon de parler, c'est que ce RMI est géré par le Département, au sens Conseil Général du terme (transfert de compétences, décentralisation oblige), donc payée à rester chez moi (enfin, à chercher du taf), alors que ce même Département pourrait me payer à bosser pour lui puisque mes qualités ont été reconnues par ses pairs, lors des écrits puis des oraux des concours...
09:23 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Demandeurs d'emploi face au mépris
Mépris des recruteurs, mépris des institutions, mépris de la famille, des amis...
Mépris des recruteurs, commençons par celui-là.
Ce n'est malheureusement pas la 1re fois que je dois faire face au terrible parcours de la recherche d'emploi. D'abord parce que, sauf cas exceptionnels, il faut bien une 1re fois. Vous quittez le système scolaire et à moins d'un coup de bol phénoménal (un stage favorable, un piston ou une carrière professionnelle qui découle directement de votre cursus scolaire...), vous devrez vous y confronter d'une façon ou d'une autre. Et la Poste devient vite votre 2è foyer, car, quoi qu'on en pense, même en 2008, les candidatures sont encore souvent à adresser par voie postale.
Mais sutout, que vous candidatiez par télécandidature, par mail, par courrier (manuscrit ou pas), en spontanée ou en réponse à offre, à la fin, le constat est le même : les réponses sont fort peu nombreuses, disons pour un ordre d'idée, que le taux de retour sera d'environ 20 %. Diversement, on vous indique "merci beaucoup mais non merci..." ou encore "on garde votre candiature (6 mois)..." Et, parfois, certains feraient encore mieux de s'abstenir de répondre, vu la qualité de la réponse. Par exemple, votre CV vous est retourné, tamponné, visé, agrafé, des fois même annoté ! Peut-être ces entreprises croient-elles que l'on va le recycler en l'adressant à leurs concurrents ?!!
Souvent aussi, trop souvent aussi, il y a une faute par mots (et je n'exagère qu'à peine), sur la réponse, parfois même sur votre nom et/ou votre adresse. Et je ne parle même pas du courrier qui est plié en dépit du bon sens par rapport à l'enveloppe...
Quand par chance vous obtenez un entretien, le 1er sentiment, c'est d'avoir été débarqué à leur casting par erreur. Ils veulent le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Ils veulent des jeunes (- 30 ans), diplômés (BAC +4), et expérimentés (mais pas trop, parce que l'expérience, ça se paye).
Mépris aussi, parce que quand vous postulez sur une offre qui colle à 99,99 % de votre profil, que vous avez déjà bossé dans la boîte qui recrute, vous pensez naïvement pouvoir accéder au moins au moins à un 1er entretien. Et la réponse arrive : "vous ne correspondez pas au profil..." (ou, "d'autres profils correspondaient plus à nos attentes..."). Alors, dans ces cas, avant je passais à autre chose, mais maintenant, je pense être en droit de mériter des explications, alors je contacte les RH. Et ils détestent ça... A tel point que sur ma dernière expérience, c'est à croire que le service RH s'est volatilisé. La pauvre secrétaire ne sait même plus quoi me répondre depuis que le responsable qui devait me rappeler ne l'a pas fait. C'est à un point que je vais devoir masquer mon n° lors de mon prochain contact.
En fait, pour résumer, j'avais postulé dans un organisme pour lequel j'ai déjà travaillé 2 ans, sur une offre correspondant au travail que je faisais à l'époque. L'intitulé du poste à été requalifié, mais c'est juste l'emballage, le contenu est le même. Certes, l'offre demandait un diplôme que je n'ai pas, et pour cause, il n'existe que depuis peu (-au passage, demander un diplôme ou une qualification qui n'existe que depuis récemment est une des méthodes des recruteurs pour contourner l'interdiction de faire de la ségrégation sur l'âge-), mais mon expérience, chez eux et ailleurs, suffisait en théorie à compenser cette lacune. Sans parler du fait que connaissant la maison, ma ré-immersion aurait été facilitée. Et ben non. Alors j'attends une explication, même si je sais que l'hypocrisie sera de mise, et que les recruteurs sont souverains de leurs décisions, je pense quand même que les demandeurs d'emploi sont en droit, ne serait-ce que pour faire évoluer positivement leurs démarches, de savoir ce qui clôchait dans leur candidature (faute de pouvoir savoir ce qui s'est mal passé dans la présentation, puique cette chance ne nous a pas été offerte).
D'ailleurs en poussant le raisonnement plus loin, je me dis que lors d'un recrutement, le entreprises devraient être tenues d'indiquer en retour aux postulants recalés, le profil de celui/ceux retenus. A savoir :
- Diplômes (ou tranche de diplôme)
- Age (ou tranche d'âge)
- Origine géographique (histoire de s'intéresser aux questions de mobilité)
- Débutant ou expérimenté (ordre d'idée, par tranches, du nombre d'années d'expérience)
- Sexe
Pour finir, je fais aussi une petite parenthèse sur ce que j'appelle "l'amorce d'entretien". Les entreprises, établissements publics... étant surchargés de candidatures, une de leur récente méthode consiste à vous téléphoner histoire de "déblayer" un peu le terrain et de voir si par ce contact de 2 ou 3 min, vous "valez le coup" d'être convoqué. Et là, attention, l'appel peut tomber n'importe quand. Vous êtes à la caisse du supermarché, vous venez de vous shampooiner, ou vous êtes déjà en poste et vos collègues ne savaient rien de vos envies d'évasion..., bref dans tous les cas, vous voilà à retracer votre parcours au vu et au su de tous, une sorte de speed-dating professionnel by phone, avec 3 min pour vous qualifier.
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11.04.2008
ANPE
Comme je le disais, j'ai donc été radiée par l'ANPE, sans doute à cause de mon arrêt maladie d'une quinzaine de jours. Et, sans doute aussi sont-ils devins à l'ANPE vu qu'au moment ou ils m'annonçaient ma radiation, le médecin lui-même n'avait pas encore rempli l'arrêt.
Bref, balladée d'ANPE en ANPE à ADECCO (pas encore été au RV), avec retour parallèle à la 1re ANPE, radiée, et en arrêt, je garde confiance en cette institution qui ne fait que subir et imposer les volontés des gouvernements, et je continue de parcourir leurs offres !
Jeudi, je tombe sur un CDD (grrrrrr) qui pourrait me convenir (faute de grives, on mange des merles... enfin pas moi bien sûr). Il s'agit d'une de ces offres sur lesquelles on "télécandidate". L'ANPE examine ensuite votre profil et si vous correspondez, elle vous communique des précisions (coordonnées de l'employeur par ex.) par SMS ou message sur boite vocale.
Alors déjà je m'étonne, je suis radiée, et pourtant, j'arrive à franchir les barrières du remplissage du formulaire.
Et même, je reçois le fameux SMS.
Et pourtant, je suis radiée, et en arrêt de travail... ben oui, mais dans la catégorie 3, celle des difficiles à recaser. Alors quand les inscrits de cette catégorie sont assez stupides pour continuer les démarches de recherches dans une situation comme la mienne, ça doit gravement perturber le système informatique...
22:27 Publié dans Emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anpe, emploi, recherche, fonction publique







