15.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (3)
(Suite... mais pas fin, puisque retouches cicatricielles prévues)
Première minute mémorable : enfiler le panty en plaçant les couture selon le mode d'emploi et sans trop bouger les jambes, vu que et d'une, on peut pas, et de deux, il faut pas. Et le tout guidé par une équipe médicale pas habituée, cause transfert de service. Conclusion, c'est pas demain que j'intègre le cirque de Pékin (en même temps ça tombe bien, j'y tiens pas). Cela dit, on apprend assez vite les petites astuces. Problème toutefois : suis pas Adriana mais j'ai les jambes trop longues, du coup je ne peux pas mettre "l'étrier" sous les pieds sinon ça tire le panty vers le bas au détriment de la compression du haut, vers l'entrejambe. Et aussi, au bout de 10 jours, il est devenu un peu trop grand du coup je le passe en machine et au sèche linge tout les 2 ou 3 jours pour resserer les fibres.
Deuxième minute mémorable. Se lever. Vers 17 h 00, sans avoir ni bu ni mangé. Mais le côté mémorable n'est pas là. Le levé se passe bien. Je tiens debout, sans vertiges. Non, le côté mémorable c'est que je suis grande, alors déjà, j'ai tendance à trouver que les sanitaires sont toujours trop bas (je ne suis pas la seule du reste). Bref, un trône bas, et, cerise sur le gâteau, sans lunette, vous savez, ce truc que les mecs oublient toujours de remettre en place. Je vous laisse donc imaginer comment va se passer la séance "pipi". Evidemment on est à jeun, mais les perf de médocs, faut bien les évacuer elles. Et tout ça en gardant le panty, conçu pour (si-si, y'a une tite fente qui fait passer ce panty pour un truc sans doute vendu en rayon SM des sex-shop). Impossible de m'assoir. J'essaye, je me baisse. Mais je ne sais pas comment sont faites les cicatrices, donc je suis hésitante.
Je négocie un siège pipi plus haut. Mais bon, je fais un blocage. Ma pire crainte étant de souiller le panty. En plus c'est à croire que les 3 malheureuses gouttes que vous évacuez sont irrémédiablement attirées par le tissu. Je le dégrafe mais le cathé posé sur ma main (non raccordé, suis en Wifi), me gêne dans mes mouvements pour la remise en place. C'est une matière pas possible, hyper élastique. En plus à cause de la retouche des seins et les raccords sur les côtes, j'ai dans les bras à peu près autant de force qu'un oisillon tombé du nid. Et, mes petits besoins sur un fauteuil. Bouhh. Et puis je finis par vérifier à l'aide d'un petit miroir et de la vidéo de mon portable comment les cica sont positionnées. Tout devient plus clair. Ouf ! Me voici libérée, de même que ma vessie. Sauf qu'un point va sauter. Saignements, risques d'infection. Bon tout se passera bien. Finalement. Mais je peux vous dire que je me suis pris une giga-transpirée. Plus un poil de sec (cela dit des poils, y'en a plus trop vu que mieux vaut éviter la brousse avant cette opération).
Dans la nuit, on m'a enlevé les perf (mais pas le cathé qui reste en "secours" encore quelques heures). Le matin on m'apporte de l'Efferalgan 500 et 1 médoc plus fort si nécessaire. Je prends un Efferalgan au petit déj' puis un vers 14 h et c'est tout. Plus rien. C'est dire comme c'est douloureux. Je marche. Je tente les escaliers. Je vais dehors prendre un peu de soleil. Et idem le dimanche. Et le lundi c'est le retour dans mon unité. Changement de pansements. Le chirurgien passe. Il constate que je vais décidément très bien. Je suis d'ailleurs dans les couloirs. S'il est des patients qu'il faut booster pour qu'ils se lèvent, moi il faut plutôt me demander de lever le pied. Ma libération est pour aujourd'hui.
Les 10 jours qui suivent, je vais finalement enlever les pansements des cuisses. Ils ont du mal à tenir en place. Je préfère glisser sous la lingerie, des compresses, ou les substituts de protections hygiéniques que les infirmières des 2 unités m'ont gentillement laissé (pas en vente publique) si je dois sortir (et les serviettes hygiéniques font aussi très bien l'affaire). Je fais mes anticoagulants seule. Manque de chance, ceux-ci ont tendance à détruire les plaquettes, du coup, prise de sang 2 fois/semaine. Grrrr. La cicatrice est assez "particulière" sur 2 ou 3 cm. Mais l'interne que je vois lors du 1er contrôle me rassure. Effectivement, elle suit son petit bonhomme de chemin. Il faut être patient. Et en un mois, la différence est flagrante.
Sauf évolution particulière, je ne vais pas passer la visite des 3 mois. Donc prochaine consultation aux 5 mois pour la visite pré-opératoire de reprise cicatricielle.
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10.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (2)
On y est au jour J ! Je suis programmée en 2 ou 3ème position, donc après 10 h 00, ce qui me laisse tout le temps de prendre ma 2ème douche scrub, cheveux inclus, et même de me faire un petit brushing !
Vers 9h 30, l'interne vient donc faire les dessins, plus compliqués que pour une correction de ptose ou pour l'abdoplastie. En plus, il n'a pas forcément eu l'occasion de s'entraîner beaucoup avant. Il arrive donc avec ses petites fiches (en anglais), et en noir et blanc. Je le précise parce l'intervention y est photographiée dans les moindres détails ; pfffff heureusement je ne suis pas craintive. Quelques dessins debout, d'autres couchée, il mesure, remesure aussi bien avec son mètre qu'avec ses doigts, et en termine je pense en 20 min. Travail très minutieux, heureusement.
Plus tard, je croise le chirurgien qui plaisante dans le couloir. "Vous êtes encore là vous ?!! Je vous attends moi". Et moi c'est le personnel chargé de me descendre que j'attends. Et justement, il en manque du personnel, dans les hôpitaux publics. J'ai bien cru un instant que j'allais pousser mon lit moi-même !
Arrivée dans les couloirs des blocs, on me prépare mon lit d'intervention en rajoutant une rallonge (ben oui, 1,75 m) et l'anesthésiste vient me dire qu'elle me posera le cathéter en salle. Je ne somnole toujours pas. Loin s'en faut. Je discute avec des personnels, puis ayé, mon bloc s'est libéré, on me déplace. Tout s'enchaine très vite, mais je n'ai toujours aucune sensation de somnolence. Me voilà raccordée aux médocs d'un coté et au tensiomètre/oxymètre de l'autre. Et toujours pas dodo. Avant de me poser le masque, l'anesthésiste me montre mon chirurgien qui vient de se mettre en tenue et d'arriver. On a même le temps d'échanger 2 banalités. En fait lors des 2 autres opé, je ne l'avais pas vu, du coup, là suis contente, il en faut peu ! Bon après la pose du masque on est supposé avoir la tête qui tourne assez rapidement. Pas moi. "Ca tourne ?" "Non, toujours non, et encore non" Et la dernière phrase que j'ai entendu c'est "on envoie".
Et je ne résiste pas à vous dire qu'elle est la 1ère que j'ai prononcé. Je plante le décors. Curieuse comme je suis j'ai voulu soulever la "couverture" pour voir ce qu'il en était. Et là je dis (malheureusement à voix haute, claire et intelligible, je le comprendrais assez vite) : "Oh, y'a des p'tits oursons". A ce moment précis, j'ai encore un infime espoir que je n'ai réellement prononcé cette phrase... Oui mais voilà, ça signifierait donc que personne (l'anesthésiste en l'occurence) non plus n'a dit "Oui, c'est la marque, l'emblème du fabriquant". Une multitude de petits oursons imprimés dans tous les sens sur une des faces du "drap".
Enfin, l'intervention se passe merveilleusement bien. Pas de pose de redons. Tout va tellement bien que la salle de réveil n'attend que mon départ pour fermer. Mais je tremble. J'ai terriblement froid. Je claque des dents comme jamais. J'essaie de stopper mais c'est plus fort que moi. Tout juste si j'arrive à dire à combien j'ai mal. Je bredouille un vague 3 ou 4. Les couvertures chauffantes ni font rien. On me rajoute sous les draps un tuyau qui me balance de l'air chaud. Je dois avoir une température d'à peine 35°. Et puis ça remonte, doucement mais sûrement. Je réintègre donc ma chambre vers 15 h 30 puis transfert dans l'autre pavillon. Tension normale, température idem. Douleur : point. Gêne : bof, un peu, mais ça m'empêche pas de bouger, sauf les bras, à cause du sillon qui a été remonté et "raccordé" aux côtes (...)
13:04 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.05.2008
Ma dermolipectomie des cuisses (1)
Elle a donc bien eu lieu. Elle, c'est ma dermolipectomie crurale interne (chirurgie correctrice de la face interne des cuisses), et c'est son petit nom savant, celui qui correspond à un code sécurité sociale de dermolipectomie des membres. Et donc, comme vous l'avez compris, la dermolipectomie consiste à ôter un excès de peau et si nécessaire, de graisse, par lipoaspiration. Cette intervention ne bénéficie pas d'une prise en charge (plus loin nommée PeC) directe. Il faut d'abord que le médecin remplisse un formulaire de demande d'entente préalable, lequel doit être transmis par le patient à sa CPAM. Celle-ci doit rendre réponse sous 15 jours. Il peut s'agir d'une notification d'acceptation, de refus, ou d'une convocation pour examen qui déterminera la décision.
Compte tenu du fait que je diffuse des photos avant/après, je ne vais pas indiquer si mon intervention a bénéficié ou pas d'une PeC. En effet chaque individu est différent par son parcours, par sa morphologie. Aussi, même si vos cuisses ressemblent aux cuisses d'un patient PeC, ce n'est pas pour autant que le "verdict" sera le même pour vous, et vice-versa. Je vous suugère en outre de voir au moins 2 médecins avant de vous décider. C'est important.
C'est donc fin mars que je suis entrée à l'hôpital, toujours aussi motivée et sûre de moi, en forme olympique. Cette fois, je suis entrée la veille au soir. En principe les chirurgiens préfèrent car ça donne l'occasion d'une dernière petite discussion pas forcément facile à mener le matin même. En effet, d'une part du fait de plannings assez tendus, et d'autre part du fait que le patient étant sous l'effet de médicaments supposés décontracter, son attention, sa vigilance peuvent être diminuées, jusqu'à la somnolence. Bon, chacun réagit différemment et avec moi, le truc du médoc ne fonctionne pas des masses... Je suis seule dans une chambre double mais le service étant fermé le WE, mon transfert dans une unité habilitée à traiter notamment les urgences est prévu dès ma remontée de la salle de réveil.
Vers 19 h 30 j'ai donc eu le plaisir de voir mon chirurgien, accompagné d'un interne, déjà présent avec les 4 ou 5 autres lors de ma toute 1re consultation (que je ne suis pas près d'oublier). Et un eu peu gêné du fait qu'on venait de m'amener mon repas. Le matin de mon hospitalisation, j'étais en mini-jupe et tunique, du coup je ne me suis pas changée avant mon entrée, et c'est dans cette tenue que le toubib m'a trouvé. Et comme jusque là il ne m'avait pas souvent vu habillée il (+ son interne) a pu avoir un aperçu différent du travail réalisé. En effet, autant ne pas se le cacher, sans l'opération des seins, je pouvais oublier la tunique taille empire avec soutif push-up.
Après avoir détendu l'atmosphère (ce qui n'était d'ailleurs pas nécessaire) en plaisantant sur mon physique puis en s'amusant avec la console de commande d'un lit ! Supposé se gonfler, il bippait toute les 20 min au point que l'aide-soignante est venue m'expliquer comment il fonctionnait. Du coup, l'interne a été supris que je sache comment interrompre l'alarme après que le médecin ait remis le système en route en s'amusant, je cite "comme avec une Playstation"
Bon, le divertissement passé, on redevient sérieux (pas trop quand même). Il me réexplique le déroulement des interventions : cuisses + lipo cuisses + correction seins. Ensuite il envisage de faire les dessins, mais problème : je n'ai pris ni ma béta-scrub-douche du soir, et encore moins celle du matin. On réserve donc les arts plastique pour le matin, et c'est à l'interne que va revenir ce plaisir...
18:23 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2008
La petite phrase
Lors de mon contrôle post-op aussi évoqué plus bas, le chirurgien me donne les nouvelles consignes, à savoir que je dois garder panty et brassière jusqu'à la fin du mois, mais que je peux envisager un "sevrage" en douceur et donc m'en passer du moment que je reste "à rien faire" (autant dire jamais). Et, compte tenu de la météo du jour -merveilleux soleil, et tite chaleur pas désagréable, il m'accorde aussi une dérogation si ça devient trop inconfortable. Les effets thermo-régulateur des vêtements ont en effet des limites ; la transpiration et le synthétique ne font pas nécessairement bon ménage (démangeaisons, irritations...).
Et dans la foulée, vous le savez, je suis une sportive de haut niveau (nan, je vous entends là... bon je mens, OK, j'avoue, pas de sport, même pas devant la TV, sauf un peu de tennis et encore, Wilander et Agassi ne jouent plus...). Plus sérieusement, au programme de mes journées, en plus de la marche (pour aller au boulot par exemple), alternance de stepper et bodytrainer et occasionnellement de l'electrostimulation (manifestement efficace). Et aussi un peu de gym-stretching grâce à un coach virtuel choppé dans un paquet de céréales (et là je vous entends vous moquer, c'est pas bien, parce que je vous assure que c'est très agréable).
Je veux donc savoir "quand est-ce donc que je vais pouvoir reprendre mes "intenses activités". Et la réponse est "dans quelques jours, mais n'allez pas m'en faire 2 h la première fois". Alors là, je me marre. M'enfin, il est fou, 2 h... je les fais ni le 1er, ni le 2ème, ni même jamais. En fait si, je les fais en 1 semaine et c'est déjà pas si mal. Mais bon, au passage, j'avoue que ces petites activités, qui me prennent 20 min pour jour, me manquent... c'est étrange mais c'est comme ça. Et c'est contagieux aussi puisque mon papa aussi est devenu accro au step !
Et là, il me demande si je vais à la piscine (probablement pour me préciser que c'est encore trop tôt, comme pour le bain, mais du coup, je n'ai pas eu la fin de l'histoire). Ce qui m'amène à lui répondre avouer que "nan, la piscine, ça fait plus de 20 ans que je n'y ai pas mis un orteil", (la dernière fois ce devait être pour la gym, au collège). Du coup, le voilà qui a confirmation de ce qu'il pensait, à savoir que ça a un rapport pas vague du tout avec mon physique... Je n'y suis toujours pas prête, j'y pense, mais de là à me lancer. En plus c'est un des meilleurs sports et ça ferait un bien fou à mon dos.
Et c'est là qu'il me balance un truc du style : "Je vous assure, vous pouvez y aller, vous êtes vraiment très bien".
Et bien croyez-le ou non, c'est cette phrase-là qui m'a achevé, et bouleversé au point de me mettre les larmes aux yeux rien que d'y repenser et de l'écrire. C'est une phrase que j'ai peut-être entendu dans ma vie 1 ou 2 fois, pas plus, et encore, pas dans le même contexte... En plus sur l'effet de la surprise, au lieu de le remercier, j'ai dû bafouiller un truc incompréhensible.
Mais bon, il en reste du chemin à faire. La piscine un dimanche à 8 h du matin, avec juste 3 ou 4 autres nageurs autant complexés que moi ou de "vrais" sportifs qui veulent profiter de bassins désertiques pour un entraînement bénéfique, ça pourrait peut-être s'envisager (et j'insiste sur le "peut-être"). Mais la trempette à la mer ou à l'océan n'est pas pour demain... Même si j'y vois bien là une façon de me faire comprendre que je peux laisser mes complexes au placard, rien n'effacera jamais les remarques et les regards, sur moi ou sur les autres...
17:54 Publié dans Humeur du moment, Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.05.2008
Des vocations en envisager
Guide - agent d'accueil - présidente de fan-club...
Je n'ai pas encore parlé de l'intervention chirurgicale visant à améliorer mes cuisses, la face interne surtout. Mais aujourd'hui, j'avais le contrôle à 1 mois post-op. Contrôle avancé d'une semaine à ma demande suite à imprévu, me voilà donc "casée" entre 2 RV. Bon, autant dire, qu'on ne sait pas vraiment à quelle heure on va passer, mais c'est pô grave. Le soleil a lui aussi rendez-vous. Bon, j'arrive (très) en avance, ben oui, grosses difficultés de stationnement, et puis bon, l'hôpital est n'est pas tout à côté non plus... mais manque de bol, le service des entrées n'a pas encore reçu la liste des patients admis ce jours à la consultation. Ben oui, il s'agit de chirurgie plastique, faut donc distinguer ceux qui payent, de ceux qui sont pris en charge (ben oui n°2, avant ils faisaient pas ce truc là, de communiquer les listes mais y'en à qui ont tenté de filouter).
Me voilà donc dehors, accompagnée de mon Mp3 (le Nokia en fait). Et suis pas la seule dehors, mais aller donc savoir pourquoi, c'est vers moi, la quiche de chez quiche en matière de navigation, et à qui les parents et le frère ont offert un GPS tellement ça devenait n'importe quoi, genre partir 3 h avant pour un RV à 30 km certaine qu'il m'en faudra faire au moins le double pour arriver, que les gens (les usagers selon un terme plus approprié) en perdition, viennent se renseigner (déjà dans les hypermarchés, c'est à moi qu'on demande les rayons machin et pas au personnel ou à d'autres clients).
- "Pardon Mme (bon suis mademoiselle, mais comme j'aime pas ce terme, j'ai même signé une pétition pour qu'on le supprime, je vais pas aboyer non plus), il est où le pavillon, X, Y (peu importe c'est pour schématiser) - SVP ?"
- "En face (dis-je en pointant le doigt), et le panneau qui vous le confirme juste là (à 1 m je précise), et vous savez il y a des plans dans le service d'où vous venez, ça pourrait vous être utile"
- Vous êtes sûre ?
- De quoi, de l'emplacement, du panneau ou des plans ?, parce que je peux vous montrer mon plan (je le conserve dans le classeur que je trimbale et c'est pas du luxe), et pour le panneau ben vous le voyez comme moi...
Se pointe au même moment mon chirugien qui vient commencer ses consultations et qui me balance avec son sourire habituel : Ben alors Mme X, qu'est-ce vous faites chez nous ?
- A ce moment précis, guide touristique je crois !
Et le voilà penché au dessus de mon épaule et du plan, à vérifier si je joue bien mon rôle. Il n'a pas tourné le dos, qu'on vient me demander où se garer dans l'Etablissement (alors qu'il y a toujours d'autres personnes dehors).
Deux heures plus tard, après beaucoup de retard pris suite à petit souci, et mon RV déplacé ne va rien arranger, des patientes en salle d'attente ont aperçu mon panty-long (qui laisse donc supposer qu'une opération a déjà eu lieu sinon pourquoi se ballader avec un substitut de leggy sous un pantacourt, avec des températures qui atteignent largement des 35 ° au soleil) qui dépasse un peu sous le pantacourt. Et les questions fusent :
- Vous connaissez bien le Docteur Y ? (=> Oui je pense depuis 14 mois qu'il me suit)
- Il est comment ? (=>Mignon - tant qu'à faire-, sympa, perfectionniste, met à l'aise, a une faculté d'anticiper toutes et j'insiste, toutes vos questions, pousse l'esthétisme jusqu'à vous proposer, quand c'est possible, des "localisations" de cicatrices qui soient en adéquation avec votre lingerie...)
- Vous avez déjà été opérée par lui ? (=> 3 fois oui, ce qui confirme donc mes appréciations et commentaires, vu que n'étant pas maso, je vais pas retourner me faire charcuter 2 fois de plus par un boucher sans coeur ni pédagogie)
- Vous en pensez quoi ? Et blablabla... Sérieux, fou-rire, tout y passe du moment que les "futures" opérées commencent à apprivoiser plus concrêtement ce qui les attend sans que j'empiète pour autant sur le travail de conseil du praticien.
Entre temps, d'autres patients nous ont rejoint et les infirmières commencent à s'intéresser à ce déchainement de passions. L'une d'elles (peut-être l'équipe me soupçonne-t-elle d'être à l'origine de ce déchainement ! - bon je blague, avec 1h30 de retard, mon tour allait bien arriver) m'appelle et le chirugien qui me sort "On ne s'ennuie pas là-bas !". "Bah, on s'occupe comme on peut. Je suis là à faire votre pub, (et suis méchante-méchante avec vous !), vous n'allez pas vous plaindre en plus ; j'organise votre fan-club !!"
Bon, tout va tellement bien pour moi, mis à part une cica qui migre, que je suis exonérée de la visite des 3 mois (sauf urgence). Un RV est fixé aux 6 mois avec un pré-positionnement pour une retouche. (compte-rendu de l'opé -DLCI- à venir)
21:03 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2008
Mes seins (3)
Septembre (2007) arrive, et me voilà, debout à 5 h du matin pour une hospitalisation prévue à 7 h (trajet d'un peu plus d'1 h). Toujours pas d'angoisse, ni crainte d'aucune sorte. Suis même au 7è ciel à l'idée que le soir même mes seins retrouveront la place qu'il n'auraient jamais dû quitter (enfin jusqu'à ce qu'une infirmière vienne me péter une à une le peu de veines un chouïa potable que mon réseau met à disposition - à ce propos, si je dis de me piquer sur la main droite, c'est pas pour rien, y'a une raison mais manifestement ma droite et la droite de l'infirmière n'étaient pas du même côté).
Et l'opération se déroule parfaitement bien, sur environ 2 h. Au réveil, c'est 3 sur l'echelle de la douleur. C'est aussi un oxymètre déconnecté et donc une saturation indiquée comme trop basse (ça bip pour alerter) et donc l'anesthésiste qui venant voir comment je vais me remet l'oxygène sous masque, alors que je sature en fait et trop c'est trop, on s'étouffe. J'avais juste voulu enlever moi-même les électrodes qui étaient dans le dos et que jamais, au grand jamais je n'aurai dû réaliser une telle contorsion vu que je ne devais pas bouger les bras de la sorte, ce qui a donc deconnecté l'oxymètre en question... Et c'est aussi l'impression d'être serrée dans un étau ce qui est dû au "soutif" en strapping que je vais garder 2 jours. Le chirurgien passe me voir en soirée et m'annonce qu'il n'a finalement rien retiré, sauf un peu à gauche pour rééquilibrer et que le volume est superbe. Il ajoute qu'il y a même du personnel de l'équipe qui croyait qu'il avait mis des prothèses...
Au 3è jour, celui de ma sortie, je peux enfin voir le résultat, plus que magnifique, mais qui ne durera pas, on le sait d'avance : ils faut qu'ils se positionnent et la nature est ainsi faite, ils vont plonger. C'est aussi le moment du retrait des redons. Le chirugien détourne mon attention en me parlant rugby (on est alors en pleine coupe du monde) pendant que l'infirmière clampe, et tire. Là on a la nette impression qu'ils enlèvent 1 m de tuyau pris dans les chairs depuis des années alors que non.
Et c'est aussi le jour de la brassière, ma 2ème et très confortable peau pour un peu plus d'un mois. "Plus tard ça va vous faire un soutien-gorge parfait pour le sport", me sort le chirurigien. "Ben il va pas s'user vite alors" je lui réponds. Alors que en fait, il avait encore raison. Je marche beaucoup et je fais du stepper, alors mine de rien et ben il m'est fort utile à tel point que j'en ai acheté un autre, noir cette fois (un peu coquette quand même). Pour celles interessées, on en trouve en pharmacie ou dans les magasins de sport. Moi j'ai acheté le 2me à la Redoute ou aux 3Suisses du fait des réductions. (La photo c'est pas moi hein !!)
10 jours plus tard, j'y retourne pour faire couper les noeuds (fils résorbables) et je peux vous dire que vu la réaction du chirurgien que le résultat est magnifique. Ca durera 2 mois.
Et puis en novembre, il faut se rendre à l'évidence : ma peau donne de merveilleuses cicatrices (faut dire aussi que je ne lésine pas sur les massages desdites cicatrices) mais manque cruellement d'élasticité - grrrrrr. Mes beaux titis se sont donc déroulés et une légère ptose se réinstalle insidieusement... double grrrrrrrrrrr, et le chirurigien décide donc de corriger tout ceci. Peut-être en même temps que sera réalisée la dermolipectomie crurale interne (ça c'est le nom savant pour la chirurgie face interne des cuisses), quelques mois plus tard (début 2008)...
11:58 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie plastique, plastie abdo, ptose mammaire
Mes seins (2)
J'en suis même arrivée à un tel stade de dégout que je propose au chirurgien de vider le tout et de remplacer par des prothèses. Heureusement, suis tombée sur un mec surper censé qui me répond que les prothèses c'est pas pour tout de suite (voire même pour jamaisà que suis encore jeune et qu'il va pouvoir récupérer un beau volume. Il part sur du 95 C (avec recoupe, mais pas trop, des aréoles, trop larges car étirées par le poids de la glande) ce qui me convient parfaitement et m'annonce qu'il ne retirera donc que le strict minimum. Et je précise aussi que j'ai le thorax large et les sillons bas de nature, donc le positionnement ne peut pas être trop modifié, il doit tenir compte de ma morphologie. Mais bon, comme il n'arrête pas de me répéter (et de me rassurer) depuis ma 1re consultation, que je suis mince, et qu'il me confirme que j'ai réussi là où peu ont cette chance, c'est que manifestement il me voit comme je suis, alors que moi j'ai plus de mal à être satisfaite, peut-être...
Je vous parle aussi 2 secondes du passage obligé à la mammographie - se faire aplatir les seins comme une pate à pizza dans une presse, dans ma hiérarchie de ce que j'aime, ça vient juste après le dentiste et le gynéco. Mais je suis tombée sur des médecins et une équipe géniale, très compréhensive de ma situation. Bon, à 35 ans, une mammo, c'est rarement lisible, trop de densité. Alors vu ma situation, ils n'ont pas trop insisté. Elle a été faite par obligation, mais ils ont préféré renforcer l'examen par une échographie, beaucoup plus confortable (si on excepte le gel collant).
11:57 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie plastique, plastie abdo, ptose mammaire
Mon abdomen tout neuf (3)
Ma cicatrice fait environ 45 cm. Elle est droite. Le chirurgien m'avait donné possibilité de choisir avec une découpe plus en "V". C'est fonction de votre lingerie me dit-il. Alors brésiliens, strings, shorty ? A vous de voir, mais comme au final, la cicatrice s'attenue au point de devenir quasi-invisible, et que moi, les brésiliens, bof, vu mon passé, c'était pas mion truc, je reste à la cica droite. Et j'en suis ravie puisqu'elle ne se voit plus sur les cotés et que je m'autorise donc n'importe quelle lingerie.
J'ai des fils résorbables, quelques noeuds dispersés ici ou là, sur l'abdomen pour maintenir la peau en tension, et plus haut pour ancrer le nombril. Et des strips recouvrent le tout. Je reste en tout 4 jours (à cause des redons).
C'est vers le 10 ou 12ème jour que les strips (ceux ayant survécu au soins infirmiers) et les noeuds seront coupés. L'infirmière tire le noeud avec une sorte de pince à épiler géante, puis sectionne le fil (comme du fil de peche), au ras, avec une lame. Je vais même avoir droit à une ponction, le chirurgien ayant un doute (non confirmé) sur un gonflement. Et je vous raconte pas la taille de l'aiguille et de la seringue !!
Le résultat est à leurs dires, magnifique. Il en sera de même les jours et semaines suivantes. Je pratique assidûement le massage de ciacatrice dès la 3è semaine post-op. Massage 2 fois/jours, et "faut pas hésiter à se faire un peu mal". J'utilise une huile de massage (pour faciliter le mouvement) au germe de blé et à l'abricot (pour leurs vertus). Et aussi en alternance, une crème cicatrisante.
L'abdomen dégonfle petit à petit (et gonfle en fin de soirées... grrrr). J'ai même versé ma petite larme en voyant mon "nouveau ventre" plus plat de jour en jour... Il reste aussi insensible mais les zones diminuent petit à petit. Je suis à un an post-op et une petite zone en triangle inversé, du nombril au pubis, reste encore légèrement insensible. Il faut savoir que pendant l'opération, la peau est décollée jusque sous la poitrine. De plus, lorsque l'on court, on sent des fourmillements ; il s'agit des terminaisons nerveuses.
J'ai une tendance récurrente au gonflement, et une lipoaspiration au niveau de l'estomac risque d'être au programme à l'avenir. Mais le bourrelet lui n'est plus là...
11:54 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie plastique, plastie abdo, ptose mammaire
Mon abdomen tout neuf (2)
C'est donc en mars 2007 que j'ai été hospitalisée. Je passe sur la visite chez l'anesthésiste, formalité à accomplir de toute façon pour toute opération de ce type. C'était ma 1re hospitalisation et je n'ai eu aucune crainte, aucune angoisse, rien de rien... On a même parlé manucure avec l'anesthésiste en attendant que l'équipe du bloc soit complète.
Suis descendue au bloc vers 11 h et me suis réveillée vers 15 ou 16 h. La question préférée des personnels dès que vous ouvrez un oeil et pendant les 2 jours qui suivent, c'est la douleur, alors : "sur une échelle de 1 à 10, vous avez mal à combien ?". La vérité c'est que ça ne fait pas mal. C'est gênant, mais pour la douleur, disons 2 ou 3 et c'est tout.
Du coup, vers 18 h j'obtiens enfin la permission de me lever. Bon, c'est raccordée au perfuseur d'analgésiques (grâce auquel cette douleur n'existe donc pas), et à 2 redons (gauche et droite) encombrants, que je pose pieds à terre m'attendant à avoir la tête qui tourne. Ben non. Rien de rien, et pourtant suis encore à jeûn. Concernant les redons, il faut savoir que même si le corps s'est modifié après régime, les veines, artères... sont restées à la taille d'avant, donc un peu plus larges que la normale. Il faut donc contrôler les écoulements de lymphe, de sérosités, les saignements et éviter ou limiter ainsi la formation de poches, d'hématomes qu'il faudrait ensuite ponctionner.
Bon le but du levé, c'est le pipi. Certes on est à jeûn de solides mais les perfusions sont des liquides de médicaments qu'il est préférable d'évacuer régulièrement. Alors là, pour pisser 3 gouttes, j'ai dû mettre bien 1/4 d'h tellement j'osais pas forcer de peur de claquer des points.
Pendant la nuit, me suis levée toute seule, et le lendemain, une fois le petit déj' avalé, j'étais déjà à arpenter les couloirs, un peu courbée vers l'avant, certes, mais je marche. D'autres sont manifestement moins en forme que moi, je savoure donc mon bonheur, bien qu'enserrée dans une gaine d'un sexy sans pareil (heureusement, beaucoup de chirurgiens font ôter les armatures).A J+1, retrait des perf' (yes, on me remet en WIFI !), on passe alors en médication orale si nécessaire. Pour moi, ce sera un léger analgésique 2 ou 3 fois/jr jusqu'à J+2n voire un petit cachet le 2è jours en soirée et c'est tout. Et c'est à J+2 que l'on change les pansements. Là c'est une révélation, parce que une fois que vous avez vu la cicatrice, vous avez moins de craintes quant à vos maladresses. Les mouvements sont facilités.Trop même, on se sent très bien, et on oublie vite que l'on doit être vigilant. Et pourtant, je me décide à me laver les cheveux, debout, penchée en avant au bord de la douche. Lorsque j'ai rendu le séche-cheveux aux infirmières, ma "coquetterie" a bien fait rire mon chirurgien !
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21.04.2008
Mes seins (1)
Dans la continuité de ma "restauration", la correction de ma ptose mammaire venait en 2ème position. En fait j'ai hésité un peu mais après avoir écouté le chirurgien et son raisonnement, plus que... raisonnable, on est arrivé à la conclusion de commencer par l'abdomen, puis les seins. Tout simplement parce que la première opération a eu lieu en mars 2007 et l'autre était programmée en septembre et qu'il serait plus pratique et confortable de supporter une gaine de compression sur l'abdomen au printemps, question de météo, au cas ou elle aurait été caniculaire en septembre. Et aussi parce qu'on avait commencé à parler des cuisses et qu'il préfère ne pas faire d'intervention "géographiquement" trop proches, dans des délais aussi courts. Alors abdomen en septembre 2007 et cuisses en mars 2008, c'était pas bon.
D'autres médecins ne se posent pas autant de questions ; certains même réalisent la "trilogie" en une fois. Mais c'est assez risqué car il s'agit d'interventions ou les pertes de sang peuvent être importantes. Sans parler de la gêne des tiraillements, et des redons.
Donc mes seins étaient avant régime, très très volumineux, du genre 130 E peut-être. A dire vrai, sur les dernières années avant perte de poids je ne portais que des brassières sport tant les soutifs étaient inconfortables.
Alors à ce moment là, il s'agissait de ptose doublée d'hypertrophie, si bien que l'intervention aurait pu être prise en charge du moment que le volume enlevé correspond à 300 ou 400 g selon morphologie. Et attention à ceux qui seraient tentés de tricher vu que la sécu peut demander à accéder au volume retiré. Mais voilà, à l'époque, mon poids aurait été un obstacle (on parle à ce stade d'obésité morbide) à l'intervention. Donc là, c'est considéré comme de l'esthétique pure, ce qui hérisse mon toubib et moi tant c'est illogique... J'ai même parlé au médecin de la sécu auquel j'explique que si j'ai bien compris l'aberration de la situation, il ne me reste plus qu'à re-grossir en croisant les doigts pour que les seins se remplissent jusqu'à ce que ces foutus 3 ou 400 g soient là... L'abdomen, les cuisses oui (selon visite préalable bien entendu) mais les seins non, alors que mêmes causes - mêmes effets. Cherchez l'erreur. Enfin cherchez pas trop, c'est essentiellement dû aux abus de certains médecins complaisants -dans le sud surtout- qui fraudaient un peu beaucoup pour refaire les seins déformés par les grossesses.
19:00 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie plastique, plastie abdo, ptose mammaire







