22.04.2008
Mes seins (3)
Septembre (2007) arrive, et me voilà, debout à 5 h du matin pour une hospitalisation prévue à 7 h (trajet d'un peu plus d'1 h). Toujours pas d'angoisse, ni crainte d'aucune sorte. Suis même au 7è ciel à l'idée que le soir même mes seins retrouveront la place qu'il n'auraient jamais dû quitter (enfin jusqu'à ce qu'une infirmière vienne me péter une à une le peu de veines un chouïa potable que mon réseau met à disposition - à ce propos, si je dis de me piquer sur la main droite, c'est pas pour rien, y'a une raison mais manifestement ma droite et la droite de l'infirmière n'étaient pas du même côté).
Et l'opération se déroule parfaitement bien, sur environ 2 h. Au réveil, c'est 3 sur l'echelle de la douleur. C'est aussi un oxymètre déconnecté et donc une saturation indiquée comme trop basse (ça bip pour alerter) et donc l'anesthésiste qui venant voir comment je vais me remet l'oxygène sous masque, alors que je sature en fait et trop c'est trop, on s'étouffe. J'avais juste voulu enlever moi-même les électrodes qui étaient dans le dos et que jamais, au grand jamais je n'aurai dû réaliser une telle contorsion vu que je ne devais pas bouger les bras de la sorte, ce qui a donc deconnecté l'oxymètre en question... Et c'est aussi l'impression d'être serrée dans un étau ce qui est dû au "soutif" en strapping que je vais garder 2 jours. Le chirurgien passe me voir en soirée et m'annonce qu'il n'a finalement rien retiré, sauf un peu à gauche pour rééquilibrer et que le volume est superbe. Il ajoute qu'il y a même du personnel de l'équipe qui croyait qu'il avait mis des prothèses...
Au 3è jour, celui de ma sortie, je peux enfin voir le résultat, plus que magnifique, mais qui ne durera pas, on le sait d'avance : ils faut qu'ils se positionnent et la nature est ainsi faite, ils vont plonger. C'est aussi le moment du retrait des redons. Le chirugien détourne mon attention en me parlant rugby (on est alors en pleine coupe du monde) pendant que l'infirmière clampe, et tire. Là on a la nette impression qu'ils enlèvent 1 m de tuyau pris dans les chairs depuis des années alors que non.
Et c'est aussi le jour de la brassière, ma 2ème et très confortable peau pour un peu plus d'un mois. "Plus tard ça va vous faire un soutien-gorge parfait pour le sport", me sort le chirurigien. "Ben il va pas s'user vite alors" je lui réponds. Alors que en fait, il avait encore raison. Je marche beaucoup et je fais du stepper, alors mine de rien et ben il m'est fort utile à tel point que j'en ai acheté un autre, noir cette fois (un peu coquette quand même). Pour celles interessées, on en trouve en pharmacie ou dans les magasins de sport. Moi j'ai acheté le 2me à la Redoute ou aux 3Suisses du fait des réductions. (La photo c'est pas moi hein !!)
10 jours plus tard, j'y retourne pour faire couper les noeuds (fils résorbables) et je peux vous dire que vu la réaction du chirurgien que le résultat est magnifique. Ca durera 2 mois.
Et puis en novembre, il faut se rendre à l'évidence : ma peau donne de merveilleuses cicatrices (faut dire aussi que je ne lésine pas sur les massages desdites cicatrices) mais manque cruellement d'élasticité - grrrrrr. Mes beaux titis se sont donc déroulés et une légère ptose se réinstalle insidieusement... double grrrrrrrrrrr, et le chirurigien décide donc de corriger tout ceci. Peut-être en même temps que sera réalisée la dermolipectomie crurale interne (ça c'est le nom savant pour la chirurgie face interne des cuisses), quelques mois plus tard (début 2008)...
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Mes seins (2)
J'en suis même arrivée à un tel stade de dégout que je propose au chirurgien de vider le tout et de remplacer par des prothèses. Heureusement, suis tombée sur un mec surper censé qui me répond que les prothèses c'est pas pour tout de suite (voire même pour jamaisà que suis encore jeune et qu'il va pouvoir récupérer un beau volume. Il part sur du 95 C (avec recoupe, mais pas trop, des aréoles, trop larges car étirées par le poids de la glande) ce qui me convient parfaitement et m'annonce qu'il ne retirera donc que le strict minimum. Et je précise aussi que j'ai le thorax large et les sillons bas de nature, donc le positionnement ne peut pas être trop modifié, il doit tenir compte de ma morphologie. Mais bon, comme il n'arrête pas de me répéter (et de me rassurer) depuis ma 1re consultation, que je suis mince, et qu'il me confirme que j'ai réussi là où peu ont cette chance, c'est que manifestement il me voit comme je suis, alors que moi j'ai plus de mal à être satisfaite, peut-être...
Je vous parle aussi 2 secondes du passage obligé à la mammographie - se faire aplatir les seins comme une pate à pizza dans une presse, dans ma hiérarchie de ce que j'aime, ça vient juste après le dentiste et le gynéco. Mais je suis tombée sur des médecins et une équipe géniale, très compréhensive de ma situation. Bon, à 35 ans, une mammo, c'est rarement lisible, trop de densité. Alors vu ma situation, ils n'ont pas trop insisté. Elle a été faite par obligation, mais ils ont préféré renforcer l'examen par une échographie, beaucoup plus confortable (si on excepte le gel collant).
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Mon abdomen tout neuf (3)
Ma cicatrice fait environ 45 cm. Elle est droite. Le chirurgien m'avait donné possibilité de choisir avec une découpe plus en "V". C'est fonction de votre lingerie me dit-il. Alors brésiliens, strings, shorty ? A vous de voir, mais comme au final, la cicatrice s'attenue au point de devenir quasi-invisible, et que moi, les brésiliens, bof, vu mon passé, c'était pas mion truc, je reste à la cica droite. Et j'en suis ravie puisqu'elle ne se voit plus sur les cotés et que je m'autorise donc n'importe quelle lingerie.
J'ai des fils résorbables, quelques noeuds dispersés ici ou là, sur l'abdomen pour maintenir la peau en tension, et plus haut pour ancrer le nombril. Et des strips recouvrent le tout. Je reste en tout 4 jours (à cause des redons).
C'est vers le 10 ou 12ème jour que les strips (ceux ayant survécu au soins infirmiers) et les noeuds seront coupés. L'infirmière tire le noeud avec une sorte de pince à épiler géante, puis sectionne le fil (comme du fil de peche), au ras, avec une lame. Je vais même avoir droit à une ponction, le chirurgien ayant un doute (non confirmé) sur un gonflement. Et je vous raconte pas la taille de l'aiguille et de la seringue !!
Le résultat est à leurs dires, magnifique. Il en sera de même les jours et semaines suivantes. Je pratique assidûement le massage de ciacatrice dès la 3è semaine post-op. Massage 2 fois/jours, et "faut pas hésiter à se faire un peu mal". J'utilise une huile de massage (pour faciliter le mouvement) au germe de blé et à l'abricot (pour leurs vertus). Et aussi en alternance, une crème cicatrisante.
L'abdomen dégonfle petit à petit (et gonfle en fin de soirées... grrrr). J'ai même versé ma petite larme en voyant mon "nouveau ventre" plus plat de jour en jour... Il reste aussi insensible mais les zones diminuent petit à petit. Je suis à un an post-op et une petite zone en triangle inversé, du nombril au pubis, reste encore légèrement insensible. Il faut savoir que pendant l'opération, la peau est décollée jusque sous la poitrine. De plus, lorsque l'on court, on sent des fourmillements ; il s'agit des terminaisons nerveuses.
J'ai une tendance récurrente au gonflement, et une lipoaspiration au niveau de l'estomac risque d'être au programme à l'avenir. Mais le bourrelet lui n'est plus là...
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21.04.2008
Mes seins (1)
Dans la continuité de ma "restauration", la correction de ma ptose mammaire venait en 2ème position. En fait j'ai hésité un peu mais après avoir écouté le chirurgien et son raisonnement, plus que... raisonnable, on est arrivé à la conclusion de commencer par l'abdomen, puis les seins. Tout simplement parce que la première opération a eu lieu en mars 2007 et l'autre était programmée en septembre et qu'il serait plus pratique et confortable de supporter une gaine de compression sur l'abdomen au printemps, question de météo, au cas ou elle aurait été caniculaire en septembre. Et aussi parce qu'on avait commencé à parler des cuisses et qu'il préfère ne pas faire d'intervention "géographiquement" trop proches, dans des délais aussi courts. Alors abdomen en septembre 2007 et cuisses en mars 2008, c'était pas bon.
D'autres médecins ne se posent pas autant de questions ; certains même réalisent la "trilogie" en une fois. Mais c'est assez risqué car il s'agit d'interventions ou les pertes de sang peuvent être importantes. Sans parler de la gêne des tiraillements, et des redons.
Donc mes seins étaient avant régime, très très volumineux, du genre 130 E peut-être. A dire vrai, sur les dernières années avant perte de poids je ne portais que des brassières sport tant les soutifs étaient inconfortables.
Alors à ce moment là, il s'agissait de ptose doublée d'hypertrophie, si bien que l'intervention aurait pu être prise en charge du moment que le volume enlevé correspond à 300 ou 400 g selon morphologie. Et attention à ceux qui seraient tentés de tricher vu que la sécu peut demander à accéder au volume retiré. Mais voilà, à l'époque, mon poids aurait été un obstacle (on parle à ce stade d'obésité morbide) à l'intervention. Donc là, c'est considéré comme de l'esthétique pure, ce qui hérisse mon toubib et moi tant c'est illogique... J'ai même parlé au médecin de la sécu auquel j'explique que si j'ai bien compris l'aberration de la situation, il ne me reste plus qu'à re-grossir en croisant les doigts pour que les seins se remplissent jusqu'à ce que ces foutus 3 ou 400 g soient là... L'abdomen, les cuisses oui (selon visite préalable bien entendu) mais les seins non, alors que mêmes causes - mêmes effets. Cherchez l'erreur. Enfin cherchez pas trop, c'est essentiellement dû aux abus de certains médecins complaisants -dans le sud surtout- qui fraudaient un peu beaucoup pour refaire les seins déformés par les grossesses.
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10.04.2008
Mon abdomen tout neuf (1)
Diversement appelée plastie abdominale ou encore abdoplastie, la dermolipectomie abdominale, de son vrai nom (celui de la sécu), consiste à retirer un excès de peau situé sur l'abdomen et retombant de façon plus ou moins importante sur le pubis.
C'est cette notion de "retombée" que la CPAM retient pour accepter ou rejeter la demande de prise en charge (entente préalable dont je parle sur un autre post).
Cette intervention peut être liée ou non à une retouche des abdominaux, et à une transposition de l'ombilic ; on parle alors de dermolipectomie avec ou sans TO. Elle se déroule sous anesthésie générale. En cas de transposition du nombril, celui-ci est donc déposé pendant l'intervention et le chirurgien fait un autre trou pour le disposer (après l'avoir modifié pour qu'il soit en harmonie avec le reste du nouveau corps).
Dans mon cas, la TO fut nécessaire mais pas la retouche de la sangle abdominale qui est au dire des médecins (généraliste, chirurgien et médecin sécu), impeccable (enfin compte tenu du contexte). Faut dire que 3 ou 4 km de marche 6 jours/7, ça aide sûrement, surtout quand on ajoute quotidiennement (enfin presque !) l'équivalent de 500 à 1000 marches d'escaliers (des vraies ou un stepper) ou 10 min de bodytrainer, et 2 ou 3 fois par semaine des séances d'abdo par électostimulation (Sport Elec).
Concernant mon abdomen, je précise toutefois que à l'issue de ma perte de poids, j'avais un ventre très plat (même mieux que maintenant). Le régime n'avait pas eu d'incidence sur l'abdomen. Malheureusement, suite à des problèmes professionnels pendant environ 5 ans, j'ai eu des variations faibles de poids (+ 3, -2, +2, -4 etc...) et surtout d'épouvantables gonflements de l'abdomen (certains soir je paraissais comme enceinte de 6 mois, sans parler des douleurs...), tout ceci dû au stress. Et c'est donc dans cette période que mon beau ventre tout plat s'est relaché... grrrrrrrrr
21:51 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chirurgie plastique, plastie abdo
07.04.2008
Trouver un chirurgien
Une fois pris la décision de/des interventions chirurgicales, il faut chercher, trouver un chirurgien. La Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique est une qualification officielle décernée par le Conseil National de l’Ordre des Médecins et atteste de la compétence du chirurgien. Ce sont environ 700 chirurgiens qui sont reconnus qualifiés dans ce domaine. Il ne faut donc pas hésiter à se renseigner (et à consulter plsuieurs médecins, le feeling compte aussi beaucoup dans cette démarche).
Petit rappel "technique" : la chirurgie esthétique n'est pas prise en charge par la sécurité sociale, alors que, selon les situations, une prise en charge peut être envisagée pour les actes de chirurgie plastique. Le chirurgien doit alors remettre au patient une demande d'entente préalable que vous devez adresser à votre CPAM. Celle-ci dispose d'un délai (15 jours) pour vous répondre. Elle peut vous apporter une réponse favorable, défavorable, ou encore vous convoquer pour un examen.
Pour plusieurs raisons, et pas que financières, je souhaitais être opérée dans un hôpital public. J'ai interrogé mon médecin généraliste qui m'a donc suggéré l'hôpital de mon domicile, mais aussi un de ses confrères exerçant dans le privé. Je suis alors interessée par la plastie abdominale (dermolipectomie abdominale, avec dans mon cas, transposition de l'ombilic).
- Première désillusion, le CHU de mon domicile ne pratique plus ce type d'intervention.
- Deuxième désillusion, je n'accroche pas, mais alors pas du tout avec celui du privé, et lorsqu'il m'annonce qu'il ne rédigera pas la demande d'entente préalable car, à ses dires, je ne rentre pas dans les critères, et "vous me devez 60 €", je me confirme qu'il ne me touchera pas.
Heureusement pour moi, j'avais aussi pris un RV sur Marseille-La Conception, et un autre sur Lyon-Edouard Herriot. J'avais également tenté Lyon-St-Joseph/St-Luc, mais, horreur, 15 mois d'attente pour le 1er RV + 15 autres mois à ajouter pour positionner l'intervention...
Que ce soit à Lyon (et surtout à Lyon) ou Marseille, j'ai eu la chance de tomber sur des médecins très humains, très à l'écoute. Il faut comprendre que dans ce contexte, on n'est déjà pas des plus satisfaites de son corps, alors ajoutez-y un examen à la loupe du moindre centimètre, sous l'oeil de 4 ou 5 internes, et sans parler des photos, sous toutes les coutures (enfin pour les coutures, ce sera pour plus tard) et vous visualiserez la situation. Bref, mon toubib aura tout fait pour me mettre le plus à l'aise possible ; on a même eu quelques bons moments de fou-rires.
Dans les 2 CHU, ils accepteront même que la consultation porte aussi sur la correction de ptose mammaire, elle non prise en charge pour des raisons qui échappent encore à moi, et à quelques médecins. Disons que l'argumentaire des lois est à contre-courant des mêmes lois qui accordent au moins un examen de la demande pour les autres interventions (abdomen et cuisses). Mais j'y reviens ultérieurement.
Et j'ajoute que la consultation en CHU coûte moins de 25 €, prise en charge (sécu+mutuelle), si l'intervention l'est aussi.
Bon, me voilà décidée, j'ai choisi MON chirurgien... et vous allez patienter pour la suite.
15:43 Publié dans Interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abdominoplastie, dermolipectomie abdominale, chirurgie plastique







